"Une bombe blonde explose aux Pays-Bas"
"Le pays qui dans le passé s’est laissé volontiers représenter par des valeurs de tolérance."
C’est ainsi que les Pays-Bas sont décrits ces derniers jours dans la presse internationale. La victoire du parti anti-immigration de Geert Wilders lors des élections municipales de mercredi dernier n’est pas passée inaperçue à l’étranger.
Le Parti de la liberté de Wilders a enregistré une énorme victoire dans les deux villes dans lesquelles il s’était présenté pour obtenir des sièges au conseil municipal. Le parti met en garde contre l’"islamisation" des Pays-Bas, et insiste lourdement sur la sécurité.
C’est ainsi que le PVV veut des "commandos urbains" afin de faire respecter l’ordre dans la rue. Mais qu’arrive-t-il aux Pays-Bas ? se demande la presse internationale. Un aperçu des réactions, allant de la surprise à la désillusion en passant par les sincères félicitations.
Bombe
"Une bombe blonde a explosé aux Pays-Bas" titre le très britannique Times. "Et la bombe est en chemin vers l’Angleterre à la recherche d’une bonne bagarre. Le journal fait allusion à la visite du leader du PVV Geert Wilders à la Chambre des Lords britannique où il est invité à présenter son film anti-islam Fitna.
"Les Pays-Bas font un virage à droite" peut-on voir à la une des journaux allemands. Le Müncher Merkur va encore plus loin : "Le leader d’extrême droite Wilders évite toute réelle discussion sur les questions qui ont un rapport avec l’islam et fait du sur place avec sa "haine des étrangers". Le journal ajoute une note critique : "Un peu comme s’il devait défendre les Pays-Bas des hordes du Moyen-âge. Il utilise la peur et les préjugés de base, qu’il ne cesse de répéter. Wilders avance des arguments sans valeur."
La France parle d’"inquiétante percée de l’extrême droite" par l’intermédiaire "du député à la chevelure platine", selon les termes du quotidien La nouvelle République. Le pays se demande "mais qui est "ce Geert Wilders, en mission contre l’islamisation des Pays-Bas ? "
Xénophobie
Le journal danois Politiken écrit que l’extrême droite en Europe démocratique est en train de faire comme la gauche dogmatique des années 70. Et selon El Pais, le grand quotidien espagnol, la "xénophobie de droite" connaît un essor aux pays-Bas.
Sur le site internet d’Al Jazeera on discute de la popularité du PVV. "Les musulmans néerlandais doivent conter les lois anti-islam de tous les moyens possibles", écrit un certain Jamal. Selon Omar, "C’est plutôt une tempête dans un verre d’eau, Wilders n’a pas tant de crédibilité chez les Néerlandais. Il a besoin d’avoir un propre service de sécurité dans son pays, ce qui veut bien dire quelque chose. "
La victoire de Wilders doit être considérée comme la conséquence du fait qu’un groupe croissant de Néerlandais en a assez des immigrés, écrit le New York Times. "La peur des étrangers a fait en sorte que Wilders a obtenu un si bon résultat".
Visières
"La haine de l’islam fait du tintamarre dans les élections municipales" titre de Berner Zeitung, en Suisse.
Dans ce pays, où la population s’est exprimée récemment pour l’interdiction des minarets, les Pays-Bas sont critiqués pour leur "bastion libéral" muni de visières qui a pendant longtemps accueilli l’immigration à grande échelle.
La Haye n’aurait pas réalisé qu’un grand groupe d’immigrés n’était pas prêt à s’intégrer, signe le Neue Zürcher Zeitung.
La chaîne de télévision belge RTBF voit les choses différemment : "Wilders, avec sa haine des étrangers et ses idées radicales de droite a profité d’une période économique en crise."
Mais on peut lire également des témoignages de félicitations venant de la Belgique. "Les Pays-Bas sont devenus un pays pour ceux qui veulent rester leur propre patron dans leur propre pays", rapporte le site d’informations Skynet de la bouche de Philippe Dewinter, président du groupe flamand d’extrême droite Vlaams Blok.
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"Une bombe blonde explose aux Pays-Bas"
"Le pays qui dans le passé s’est laissé volontiers représenter par des valeurs de tolérance."
C’est ainsi que les Pays-Bas sont décrits ces derniers jours dans la presse internationale. La victoire du parti anti-immigration de Geert Wilders lors des élections municipales de mercredi dernier n’est pas passée inaperçue à l’étranger.
Le Parti de la liberté de Wilders a enregistré une énorme victoire dans les deux villes dans lesquelles il s’était présenté pour obtenir des sièges au conseil municipal. Le parti met en garde contre l’"islamisation" des Pays-Bas, et insiste lourdement sur la sécurité.
C’est ainsi que le PVV veut des "commandos urbains" afin de faire respecter l’ordre dans la rue. Mais qu’arrive-t-il aux Pays-Bas ? se demande la presse internationale. Un aperçu des réactions, allant de la surprise à la désillusion en passant par les sincères félicitations.
Bombe
"Une bombe blonde a explosé aux Pays-Bas" titre le très britannique Times. "Et la bombe est en chemin vers l’Angleterre à la recherche d’une bonne bagarre. Le journal fait allusion à la visite du leader du PVV Geert Wilders à la Chambre des Lords britannique où il est invité à présenter son film anti-islam Fitna.
"Les Pays-Bas font un virage à droite" peut-on voir à la une des journaux allemands. Le Müncher Merkur va encore plus loin : "Le leader d’extrême droite Wilders évite toute réelle discussion sur les questions qui ont un rapport avec l’islam et fait du sur place avec sa "haine des étrangers". Le journal ajoute une note critique : "Un peu comme s’il devait défendre les Pays-Bas des hordes du Moyen-âge. Il utilise la peur et les préjugés de base, qu’il ne cesse de répéter. Wilders avance des arguments sans valeur."
La France parle d’"inquiétante percée de l’extrême droite" par l’intermédiaire "du député à la chevelure platine", selon les termes du quotidien La nouvelle République. Le pays se demande "mais qui est "ce Geert Wilders, en mission contre l’islamisation des Pays-Bas ? "
Xénophobie
Le journal danois Politiken écrit que l’extrême droite en Europe démocratique est en train de faire comme la gauche dogmatique des années 70. Et selon El Pais, le grand quotidien espagnol, la "xénophobie de droite" connaît un essor aux pays-Bas.
Sur le site internet d’Al Jazeera on discute de la popularité du PVV. "Les musulmans néerlandais doivent conter les lois anti-islam de tous les moyens possibles", écrit un certain Jamal. Selon Omar, "C’est plutôt une tempête dans un verre d’eau, Wilders n’a pas tant de crédibilité chez les Néerlandais. Il a besoin d’avoir un propre service de sécurité dans son pays, ce qui veut bien dire quelque chose. "
La victoire de Wilders doit être considérée comme la conséquence du fait qu’un groupe croissant de Néerlandais en a assez des immigrés, écrit le New York Times. "La peur des étrangers a fait en sorte que Wilders a obtenu un si bon résultat".
Visières
"La haine de l’islam fait du tintamarre dans les élections municipales" titre de Berner Zeitung, en Suisse.
Dans ce pays, où la population s’est exprimée récemment pour l’interdiction des minarets, les Pays-Bas sont critiqués pour leur "bastion libéral" muni de visières qui a pendant longtemps accueilli l’immigration à grande échelle.
La Haye n’aurait pas réalisé qu’un grand groupe d’immigrés n’était pas prêt à s’intégrer, signe le Neue Zürcher Zeitung.
La chaîne de télévision belge RTBF voit les choses différemment : "Wilders, avec sa haine des étrangers et ses idées radicales de droite a profité d’une période économique en crise."
Mais on peut lire également des témoignages de félicitations venant de la Belgique. "Les Pays-Bas sont devenus un pays pour ceux qui veulent rester leur propre patron dans leur propre pays", rapporte le site d’informations Skynet de la bouche de Philippe Dewinter, président du groupe flamand d’extrême droite Vlaams Blok.
