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ADFE Mexique : Le numéro 46 de nos Brèves (janvier 2010) Qui sommes-nous ?
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Bienvenue sur Le Site de l'ADFE-FDM , Section du Mexique
Bienvenue sur le site de la section Mexique de l’Association Français du Monde ADFE. Français du Monde - ADFE est une association reconnue d’utilité publique et par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes; elle siège dans les commissions consulaires où elle représente la communauté française. Elle rassemble sur des idéaux et des valeurs de justice sociale, de solidarité, de démocratie, de pluralisme et de tolérance. Elle n’est liée à aucun parti politique mais elle se reconnaît dans une sensibilité de gauche et s'engage sur le terrain citoyen. Vous trouverez sur notre site des informations sur les activités de notre association, notre bulletin électronique mensuel, les Brèves, des dossiers, un blog sur lequel vous pourrez réagir, des nouvelles et des annonces, des liens pour vous aider dans vos démarches et dans vos recherches. Vous pouvez en devenir membre gratuitement. Pour des informations complémentaires, merci de nous contacter à: adfemexico@yahoo.com François Boucher Les 8 dernières nouvelles
Noche de conciertos en solidaridad con Haiti el jueves 4 de febrero en el CCC-IFAL - par ADFE Mexico le 03/02/2010 - 16:13
Solidaridad con Haití Los niños y niñas de Haití necesitan nuestro apoyo/
La Embajada de Francia y UNICEF organizan un concierto gratuito a favor de los niños y niñas haitianos Kaïraba (África), Sangre Nueva (México), Coro Dante Alighieri y Lanbi Ginen (Haití) unirán su talento en un concierto gratuito, que es convocado por la Embajada de Francia en México y UNICEF México, en apoyo a los niños, niñas y sus familias afectados por el sismo en Haití. El concierto se realizará el jueves 4 de febrero, a partir de las 20:00 horas, en el Instituto Francés de América Latina (CCC-IFAL), ubicado en Río Nazas 43, Col. Cuautémoc. Para mayor información sobre el evento comunicarse a los teléfonos 55 66 -07 07 al 80. Los asistentes podrán hacer sus donativos antes, durante o después del concierto, pues el equipo de UNICEF México permanecerá atento para recibir sus aportaciones. Los donativos recaudados contribuirán a las actividades de socorro en el país caribeño a través de UNICEF.
Solidaridad con Haití Los niños y niñas de Haití necesitan nuestro apoyo/
La Embajada de Francia y UNICEF organizan un concierto gratuito a favor de los niños y niñas haitianos Kaïraba (África), Sangre Nueva (México), Coro Dante Alighieri y Lanbi Ginen (Haití) unirán su talento en un concierto gratuito, que es convocado por la Embajada de Francia en México y UNICEF México, en apoyo a los niños, niñas y sus familias afectados por el sismo en Haití. El concierto se realizará el jueves 4 de febrero, a partir de las 20:00 horas, en el Instituto Francés de América Latina (CCC-IFAL), ubicado en Río Nazas 43, Col. Cuautémoc. Para mayor información sobre el evento comunicarse a los teléfonos 55 66 -07 07 al 80. Los asistentes podrán hacer sus donativos antes, durante o después del concierto, pues el equipo de UNICEF México permanecerá atento para recibir sus aportaciones. Los donativos recaudados contribuirán a las actividades de socorro en el país caribeño a través de UNICEF.
Effectuer des démarches administratives en ligne - par ADFE le 03/02/2010 - 16:10 mon.service-public.fr permet à tous les Français (résidant en France ou à l’étranger) de disposer d’un compte personnel pour effectuer des démarches administratives en ligne mais aussi d’un espace sécurisé de stockage. Ainsi, en cas de perte ou de vol d’un document d’identité, le voyageur aura la possibilité d’accéder, via son compte, à la copie de ses documents préalablement scannés (CNI, passeport, permis de conduire, etc…). Plusieurs démarches administratives en ligne sont disponibles sur le site : mon.service-public.fr (”changement d’adresse” permet de prévenir simultanément plusieurs administrations, la CAF et l’Assurance Maladie sont directement accessibles via le site). Pour en savoir plus : www.mon.service-public.fr et www.service-public.fr mon.service-public.fr permet à tous les Français (résidant en France ou à l’étranger) de disposer d’un compte personnel pour effectuer des démarches administratives en ligne mais aussi d’un espace sécurisé de stockage. Ainsi, en cas de perte ou de vol d’un document d’identité, le voyageur aura la possibilité d’accéder, via son compte, à la copie de ses documents préalablement scannés (CNI, passeport, permis de conduire, etc…). Plusieurs démarches administratives en ligne sont disponibles sur le site : mon.service-public.fr (”changement d’adresse” permet de prévenir simultanément plusieurs administrations, la CAF et l’Assurance Maladie sont directement accessibles via le site). Pour en savoir plus : www.mon.service-public.fr et www.service-public.fr
Miraculée" de Port-au-Prince : un médecin français témoigne - par ADFE Mexico le 29/01/2010 - 16:32 LEMONDE.FR | 29.01.10 | 11h52 • Mis à jour le 29.01.10 | 12h07
Le docteur Alain Serrie est spécialiste du traitement de la douleur à l'hôpital Lariboisière, à Paris, et président de l'ONG Douleurs sans Frontières. Il est actuellement à Haïti. A travers un SMS, envoyé à la rédaction du "Monde", il raconte comment il a participé et vécu, mercredi 27 janvier à Port-au-Prince, au sauvetage d'une adolescente - Darlene Etienne, 16 ans - extraite des décombres, 15 jours après le séisme, par un détachement de la sécurité civile française.
"Aujourd'hui en revenant de l'hopital Diquini - où il y a eu plus de 45 amputations et il n'y a plus de morphine, les opérations ont lieu dehors et les patients restent sous de tentes – en nous rendant dans le camp de réfugiés de Carrefour Feuille, nous nous arrêtons, les docteurs Antoine Langlois, Philippe Cleophat et moi, devant une cinquantaine de Haïtiens, dont une vingtaine sur les décombres d'une maison à côté de l'université Saint-Gérard. Nous pensons à des pillards, mais cela ne ressemblait pas aux pillages habituels. Je demande à notre médecin haïtien, Philippe Cleophat, de demander ce qui se passe. Réponse : il y a quelqu'un de vivant. Nous allons voir. Une jeune fille de 16 ans est coincée sous les décombres. Elle est à deux ou trois mètres en dessous, sous une plaque de tole et une dalle de béton derrière une sorte de minuscule couloir qui tourne sur la droite. Elle s'appelle Darleen et demande à prévenir ses proches. Cinq ou six Haïtiens essaient de déblayer à coups de masse. L'atmosphère est tendue, ils sont nombreux sur les gravats. J'appelle Lorenzo Schiavi à l'ambassade sur son portable et lui demande l'intervention de la sécurité civile et des pompiers. Au début il ne pensait pas qu'elle était vivante, mais lorsque je lui ai affirmé qu'elle l'était, j'ai entendu : "putain Alain je raccroche et je fais le nécessaire ". Ils arrivent vite, sécurisent l'endroit. Le colonel des pompiers Fulla entre dans le trou avec ses hommes. Ils ressortent vers 18 heures avec Darleen, très faible mais vivante. Deux semaines après le séisme ! On a fêté ça le soir avec une bière." LEMONDE.FR | 29.01.10 | 11h52 • Mis à jour le 29.01.10 | 12h07
Le docteur Alain Serrie est spécialiste du traitement de la douleur à l'hôpital Lariboisière, à Paris, et président de l'ONG Douleurs sans Frontières. Il est actuellement à Haïti. A travers un SMS, envoyé à la rédaction du "Monde", il raconte comment il a participé et vécu, mercredi 27 janvier à Port-au-Prince, au sauvetage d'une adolescente - Darlene Etienne, 16 ans - extraite des décombres, 15 jours après le séisme, par un détachement de la sécurité civile française.
"Aujourd'hui en revenant de l'hopital Diquini - où il y a eu plus de 45 amputations et il n'y a plus de morphine, les opérations ont lieu dehors et les patients restent sous de tentes – en nous rendant dans le camp de réfugiés de Carrefour Feuille, nous nous arrêtons, les docteurs Antoine Langlois, Philippe Cleophat et moi, devant une cinquantaine de Haïtiens, dont une vingtaine sur les décombres d'une maison à côté de l'université Saint-Gérard. Nous pensons à des pillards, mais cela ne ressemblait pas aux pillages habituels. Je demande à notre médecin haïtien, Philippe Cleophat, de demander ce qui se passe. Réponse : il y a quelqu'un de vivant. Nous allons voir. Une jeune fille de 16 ans est coincée sous les décombres. Elle est à deux ou trois mètres en dessous, sous une plaque de tole et une dalle de béton derrière une sorte de minuscule couloir qui tourne sur la droite. Elle s'appelle Darleen et demande à prévenir ses proches. Cinq ou six Haïtiens essaient de déblayer à coups de masse. L'atmosphère est tendue, ils sont nombreux sur les gravats. J'appelle Lorenzo Schiavi à l'ambassade sur son portable et lui demande l'intervention de la sécurité civile et des pompiers. Au début il ne pensait pas qu'elle était vivante, mais lorsque je lui ai affirmé qu'elle l'était, j'ai entendu : "putain Alain je raccroche et je fais le nécessaire ". Ils arrivent vite, sécurisent l'endroit. Le colonel des pompiers Fulla entre dans le trou avec ses hommes. Ils ressortent vers 18 heures avec Darleen, très faible mais vivante. Deux semaines après le séisme ! On a fêté ça le soir avec une bière."
Haïti : 170 000 cadavres ont été ramassés, selon René Préval - par ADFE Mexico le 28/01/2010 - 00:45 LEMONDE.FR avec AFP | 27.01.10 | 21h49 • Mis à jour le 27.01.10 | 22h08 Le président haïtien, René Préval, a annoncé mercredi lors d'une conférence de presse que les cadavres de "près de 170 000" victimes du séisme du 12 janvier ont déjà été ramassés, un chiffre supérieur aux dernières estimations des autorités qui avançaient le chiffre de 150 000 morts. Il a aussi indiqué que les Français avaient proposé de reconstruire à l'identique le palais présidentiel, qui s'est écroulé lors du tremblement de terre à Port-au-Prince le 12 janvier. Le président haïtien a par ailleurs vigoureusement rejeté l'idée que les infrastructures haïtiennes, dont le port et l'aéroport, aient été "mis sous tutelle" étrangère, notamment celle des Américains. "Vous avez dit que le port et l'aéroport avaient été mis sous tutelle", a continué le président Préval en réponse à la question d'un journaliste. "Je vous dis que le mot que vous employez, même s'il est français – et je parle un peu français –, n'est pas bon", a-t-il répondu, suscitant l'hilarité. Reprenant l'engagement de la France de reconstruire le Palais national, il a ironisé : "Est-ce à dire que le Palais national est sous tutelle française ?" LE FMI PRÊTE 114 MILLIONS DE DOLLARS Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi que son conseil d'administration avait approuvé le versement d'ici à la fin de la semaine de 114 millions de dollars à Haïti. La plus haute instance de décision du FMI a voté l'extension, à hauteur de 102 millions de dollars, d'un prêt déjà existant. En ajoutant un versement dans le cadre de ce prêt accordé en 2006, "un total de 114 millions de dollars sera versé d'ici à la fin de la semaine, ce qui constitue le plus grand montant mis à disposition des autorités haïtiennes après le séisme", a indiqué l'institution dans un communiqué. Le directeur général du fonds, Dominique Strauss-Kahn, a précisé que ce prêt était "sans intérêt", que son remboursement par Haïti ne commencerait qu'après un moratoire de cinq ans et demi et qu'il ne s'accompagnait "d'aucune condition supplémentaire de politique économique". LEMONDE.FR avec AFP | 27.01.10 | 21h49 • Mis à jour le 27.01.10 | 22h08 Le président haïtien, René Préval, a annoncé mercredi lors d'une conférence de presse que les cadavres de "près de 170 000" victimes du séisme du 12 janvier ont déjà été ramassés, un chiffre supérieur aux dernières estimations des autorités qui avançaient le chiffre de 150 000 morts. Il a aussi indiqué que les Français avaient proposé de reconstruire à l'identique le palais présidentiel, qui s'est écroulé lors du tremblement de terre à Port-au-Prince le 12 janvier. Le président haïtien a par ailleurs vigoureusement rejeté l'idée que les infrastructures haïtiennes, dont le port et l'aéroport, aient été "mis sous tutelle" étrangère, notamment celle des Américains. "Vous avez dit que le port et l'aéroport avaient été mis sous tutelle", a continué le président Préval en réponse à la question d'un journaliste. "Je vous dis que le mot que vous employez, même s'il est français – et je parle un peu français –, n'est pas bon", a-t-il répondu, suscitant l'hilarité. Reprenant l'engagement de la France de reconstruire le Palais national, il a ironisé : "Est-ce à dire que le Palais national est sous tutelle française ?" LE FMI PRÊTE 114 MILLIONS DE DOLLARS Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi que son conseil d'administration avait approuvé le versement d'ici à la fin de la semaine de 114 millions de dollars à Haïti. La plus haute instance de décision du FMI a voté l'extension, à hauteur de 102 millions de dollars, d'un prêt déjà existant. En ajoutant un versement dans le cadre de ce prêt accordé en 2006, "un total de 114 millions de dollars sera versé d'ici à la fin de la semaine, ce qui constitue le plus grand montant mis à disposition des autorités haïtiennes après le séisme", a indiqué l'institution dans un communiqué. Le directeur général du fonds, Dominique Strauss-Kahn, a précisé que ce prêt était "sans intérêt", que son remboursement par Haïti ne commencerait qu'après un moratoire de cinq ans et demi et qu'il ne s'accompagnait "d'aucune condition supplémentaire de politique économique".
Bulletin d’informations du gouvernement haïtien - par ADFE Monde le 26/01/2010 - 17:13 Vous pouvez télécharger le Bulletin d’information du gouvernement haïtien (doc pdf en date du 23/01/2010). Ce bulletin fait un bilan de la situation et établit les priorités et les actions du gouvernement. Cliquer ici Vous pouvez télécharger le Bulletin d’information du gouvernement haïtien (doc pdf en date du 23/01/2010). Ce bulletin fait un bilan de la situation et établit les priorités et les actions du gouvernement. Cliquer ici
SOLIDARITE URGENCE HAITI - par ADFE Mexico le 25/01/2010 - 23:27 Beaucoup se demandent comment apporter leur contribution aux sinistrés de Haïti Dans nos nouvelles quotidiennes sur la situation en Haïti, nous vous avions déjà donné un certain nombre de pistes que nous rappelons : Au Mexique : Embajada de Haití. Presa Don Martín 53, Irrigación, Miguel Hidalgo. 5557-2065 y 5580-2487/2259 Cruz Roja Mexicana. Luis Vives 200, Los Morales Polanco, Miguel Hidalgo. tel: 10849000 En France, Haïti et dans le Monde (par internet) (http://www.solidarite-laique.asso.fr/ewb_pages/d/don_urgence_haiti.php) lance un appel d’urgence pour les sinistrés d’Haïti gravement touchés par l’énorme tremblement de terre qui a plongé ce pays dans le chaos. L’aide sera organisée par nos partenaires haïtiens, dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. · L’ONG Initiative Développement qui a des projets en Haïti. Initiative Développement est une association basée à Poitiers qui est implantée sur Haïti depuis 1994. Elle accompagne la population haïtienne de la région du Bas Nord Ouest dans le domaine de l'éducation, de la santé, de l'assainissement et de l'accès à l'eau potable, de la production agricole. À part des religieuses américaines, nous sommes quasiment la seule O.N.G. dans cette région administrative. Vous pourrez trouver plus de précisions sur le site d’ID (http://www.id-ong.org ), ainsi qu'une carte d'Haïti (notre zone d'intervention est située au nord ouest de Gonaïves, c'est la région la plus pauvre d'Haïti). · Architectes de l'urgence. http://www.archi-urgent.com/ Envoi d'une équipe en vue d'une évaluation technique des dommages pour la mise en sécurité des populations et première assistance aux victimes. Dons en ligne : http://www.archi-urgent.com/index.php?option=com_content&task=view&id=176&Itemid=439 ou par courrier : Architectes de l'urgence Tour Maine Montparnasse - 47e étage 33, avenue du Maine BP154 75 755 Paris Cedex 15 • Action contre la faim. Equipe d'urgence en renforts des 100 personnes sur place, affrètement d'un avion cargo pour acheminer du matériel notamment en termes d'eau, d'assainissement et d'aide alimentaire. Dons en ligne : http://www.actioncontrelafaim.org/urgence_haiti/ ou par courrier (sans affranchir) : ACF – Urgence Haïti Libre réponse 64 731 75 681 Paris Cedex • CARE. http://www.carefrance.org/ Distributions par les équipes sur place (133 personnes) de stocks de nourriture (notamment les biscuits protéinés), d'eau et d'abris. Dons en ligne : http://www.carefrance.org/?page=formulaire-don-care • Croix-Rouge française. http://www.croix-rouge.fr/ Départ vendredi d'une équipe en renfort de la soixantaine de personnes présentes en permanence. Départ d'un avion gros porteur, avec véhicules, élévateur, matériel pour le traitement de l'eau (destiné à 15 000 personnes), des cantines comprenant des tentes, des kits de cuisine, de la nourriture, etc. pour les familles sinistrées, ainsi que 10 cantines de matériel médical de l'association Tulipe. Premières missions : Eau, Santé, Relief et BHC (dispensaires de campagne). Dons en ligne : http://don.croix-rouge.fr/don.php?elk_daf_code=HT012 et par courrier : Croix-Rouge française "Séisme Haïti" 75 678 Paris Cedex 14 • Fondation de France. http://www.fondationdefrance.org/ Les sommes collectées via "Solidarité Haïti" seront redistribuées aux associations venant en aide aux victimes du séisme, une fois les secours immédiats assurés. Dons en ligne : ou chèques à l'ordre de la Fondation de France - Solidarité Haïti, adressés à Fondation de France BP22 75 008 Paris • Handicap International. http://www.handicap-international.fr/ Envoi de kinésithérapeutes et logisticiens en renforts, acheminement d'une tonne de matériels divers (fauteuils roulants, orthèses, déambulateurs, béquilles...). Dons en ligne : http://www.handicap-international.fr/nc/donner-parrainer-devenir-par/je-fais-un-don-ponctuel/index.html • Médecins du monde. http://www.medecinsdumonde.org/ Affrètement d'un charter (40 tonnes de matériel logistique et d'équipements médicaux), envoi d'une dizaine de personnes en renfort des équipes locales. Dons en ligne https://www.abovision.com/scripts/cgiip.exe/WService=Donvision/donvision_secure.w?P1=MDM&P2=&INI=RAPIDO ou par courrier : Médecins du Monde Urgence Haïti BP 100 75 018 Paris • Médecins sans frontières. http://www.msf.fr/index.html Affrètement d'un avion de 80 tonnes : un hôpital gonflable (100 lits) et deux blocs chirurgicaux, envoi d'une équipe de 70 personnes en renforcement des 800 sur place. Réhabilitation des hôpitaux locaux de MSF. Médecins Sans Frontières Urgence Haïti BP 2000 75 011 Paris • Secours catholique. http://www.secours-catholique.org/ Evaluation des besoins en cours, en vue d'une première aide puis de soutien à la reconstruction. Dons en ligne: http://www.secours-catholique.org/nous_aider/donenligne_IU176.htm et par courrier : Secours Catholique "Séisme Haïti" BP 455 75 007 Paris • Unicef. http://www.unicef.fr/ Envoi de matériel médical, de kits pour les familles, des abris, du matériel pour l'hygiène et l'assainissement. Dons en ligne : http://www.unicef.fr/boutique/don/urgence-haiti ou par courrier : Unicef Urgence Haïti BP 600 75 006 Paris Beaucoup se demandent comment apporter leur contribution aux sinistrés de Haïti Dans nos nouvelles quotidiennes sur la situation en Haïti, nous vous avions déjà donné un certain nombre de pistes que nous rappelons : Au Mexique : Embajada de Haití. Presa Don Martín 53, Irrigación, Miguel Hidalgo. 5557-2065 y 5580-2487/2259 Cruz Roja Mexicana. Luis Vives 200, Los Morales Polanco, Miguel Hidalgo. tel: 10849000 En France, Haïti et dans le Monde (par internet) (http://www.solidarite-laique.asso.fr/ewb_pages/d/don_urgence_haiti.php) lance un appel d’urgence pour les sinistrés d’Haïti gravement touchés par l’énorme tremblement de terre qui a plongé ce pays dans le chaos. L’aide sera organisée par nos partenaires haïtiens, dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. · L’ONG Initiative Développement qui a des projets en Haïti. Initiative Développement est une association basée à Poitiers qui est implantée sur Haïti depuis 1994. Elle accompagne la population haïtienne de la région du Bas Nord Ouest dans le domaine de l'éducation, de la santé, de l'assainissement et de l'accès à l'eau potable, de la production agricole. À part des religieuses américaines, nous sommes quasiment la seule O.N.G. dans cette région administrative. Vous pourrez trouver plus de précisions sur le site d’ID (http://www.id-ong.org ), ainsi qu'une carte d'Haïti (notre zone d'intervention est située au nord ouest de Gonaïves, c'est la région la plus pauvre d'Haïti). · Architectes de l'urgence. http://www.archi-urgent.com/ Envoi d'une équipe en vue d'une évaluation technique des dommages pour la mise en sécurité des populations et première assistance aux victimes. Dons en ligne : http://www.archi-urgent.com/index.php?option=com_content&task=view&id=176&Itemid=439 ou par courrier : Architectes de l'urgence Tour Maine Montparnasse - 47e étage 33, avenue du Maine BP154 75 755 Paris Cedex 15 • Action contre la faim. Equipe d'urgence en renforts des 100 personnes sur place, affrètement d'un avion cargo pour acheminer du matériel notamment en termes d'eau, d'assainissement et d'aide alimentaire. Dons en ligne : http://www.actioncontrelafaim.org/urgence_haiti/ ou par courrier (sans affranchir) : ACF – Urgence Haïti Libre réponse 64 731 75 681 Paris Cedex • CARE. http://www.carefrance.org/ Distributions par les équipes sur place (133 personnes) de stocks de nourriture (notamment les biscuits protéinés), d'eau et d'abris. Dons en ligne : http://www.carefrance.org/?page=formulaire-don-care • Croix-Rouge française. http://www.croix-rouge.fr/ Départ vendredi d'une équipe en renfort de la soixantaine de personnes présentes en permanence. Départ d'un avion gros porteur, avec véhicules, élévateur, matériel pour le traitement de l'eau (destiné à 15 000 personnes), des cantines comprenant des tentes, des kits de cuisine, de la nourriture, etc. pour les familles sinistrées, ainsi que 10 cantines de matériel médical de l'association Tulipe. Premières missions : Eau, Santé, Relief et BHC (dispensaires de campagne). Dons en ligne : http://don.croix-rouge.fr/don.php?elk_daf_code=HT012 et par courrier : Croix-Rouge française "Séisme Haïti" 75 678 Paris Cedex 14 • Fondation de France. http://www.fondationdefrance.org/ Les sommes collectées via "Solidarité Haïti" seront redistribuées aux associations venant en aide aux victimes du séisme, une fois les secours immédiats assurés. Dons en ligne : ou chèques à l'ordre de la Fondation de France - Solidarité Haïti, adressés à Fondation de France BP22 75 008 Paris • Handicap International. http://www.handicap-international.fr/ Envoi de kinésithérapeutes et logisticiens en renforts, acheminement d'une tonne de matériels divers (fauteuils roulants, orthèses, déambulateurs, béquilles...). Dons en ligne : http://www.handicap-international.fr/nc/donner-parrainer-devenir-par/je-fais-un-don-ponctuel/index.html • Médecins du monde. http://www.medecinsdumonde.org/ Affrètement d'un charter (40 tonnes de matériel logistique et d'équipements médicaux), envoi d'une dizaine de personnes en renfort des équipes locales. Dons en ligne https://www.abovision.com/scripts/cgiip.exe/WService=Donvision/donvision_secure.w?P1=MDM&P2=&INI=RAPIDO ou par courrier : Médecins du Monde Urgence Haïti BP 100 75 018 Paris • Médecins sans frontières. http://www.msf.fr/index.html Affrètement d'un avion de 80 tonnes : un hôpital gonflable (100 lits) et deux blocs chirurgicaux, envoi d'une équipe de 70 personnes en renforcement des 800 sur place. Réhabilitation des hôpitaux locaux de MSF. Médecins Sans Frontières Urgence Haïti BP 2000 75 011 Paris • Secours catholique. http://www.secours-catholique.org/ Evaluation des besoins en cours, en vue d'une première aide puis de soutien à la reconstruction. Dons en ligne: http://www.secours-catholique.org/nous_aider/donenligne_IU176.htm et par courrier : Secours Catholique "Séisme Haïti" BP 455 75 007 Paris • Unicef. http://www.unicef.fr/ Envoi de matériel médical, de kits pour les familles, des abris, du matériel pour l'hygiène et l'assainissement. Dons en ligne : http://www.unicef.fr/boutique/don/urgence-haiti ou par courrier : Unicef Urgence Haïti BP 600 75 006 Paris
Situation Haïti vendredi 22 - par ADFE Mexique le 23/01/2010 - 00:28 Une trentaine d'enfants haïtiens adoptés ont atterri à Roissy (Source LEMONDE.FR avec AFP le 22.01.10 ) L'avion transportant 33 enfants haïtiens adoptés par des familles françaises, partis jeudi soir de Port-au-Prince, est arrivé vers 19 h 50 à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, a annoncé une source aéroportuaire. L'épouse du président de la République, Carla Bruni, s'était rendue vers 19 h 30 à l'aéroport pour accueillir les enfants, a précisé une autre source aéroportuaire. Elle s'est entretenue avec le personnel médical, mobilisé pour l'accueil des enfants, puis avec les familles adoptives. Auparavant, un porte-parole du Quai d'Orsay avait annoncé la présence de Carla Bruni à l'aéroport. Les enfants, âgés de 1 à 6 ans, qui ont quitté Port-au-Prince dans la nuit de jeudi à vendredi, ont fait escale à Fort-de-France. Ils seront remis aux familles adoptives après une nouvelle vérification de leurs papiers, a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay. Un accueil est prévu avec le SAMU et la Croix-Rouge "pour gérer le choc affectif et psychologique lors de la rencontre", a-t-il ajouté. Haïti : vaste opération de relogement des sinistrés Les autorités haïtiennes ont lancé jeudi une opération de relogement des sans-abri laissés par le séisme, a indiqué hier le ministre de l'intérieur haïtien, Paul Antoine Bien-Aimé, ajoutant que des "villages" pouvant accueillir chacun 10 000 individus allaient être mis en place en dehors de la capitale. Trouver un toit pour les sinistrés est une priorité : l'OIM a estimé à au moins 500 000 le nombre de sans-abri rien que dans la capitale, où ils occupent 447 campements improvisés. Dans ce contexte, une trentaine d'enfants adoptés par des familles françaises vont partir pour la France. Par ailleurs, le président René Préval a affirmé : "Nous sommes en train de reprendre le contrôle" de la situation. Mais la situation reste très tendue et l'ONU estime que 3 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire. Catastrophes et pauvreté, la double peine, par Pierre Le Hir (Source : LE MONDE le 22.01.10) Face aux colères de la nature, les peuples ne sont pas égaux. Le séisme qui vient de terrasser Haïti en apporte une nouvelle et tragique illustration. S'il a été aussi destructeur - la moitié des bâtiments de la région de Port-au-Prince effondrés, un tiers des constructions de la capitale écroulées, d'autres villes dévastées à 90 % - et aussi meurtrier - au moins 75 000 morts selon les autorités haïtiennes, le double ou le triple peut-être -, ce n'est pas tant en raison de la force de la secousse que de l'extrême vulnérabilité de la République des Caraïbes. Vulnérabilité de ses habitations et de ses édifices publics, vulnérabilité de ses infrastructures collectives. Ce n'est pas faire injure à la souffrance et au courage d'une communauté si durement éprouvée que de rappeler que 70 % de la population urbaine vit dans des bidonvilles et que 78 % des Haïtiens survivent avec moins de 2 dollars par jour. Lors d'un récent colloque sur le risque sismique, trois chercheurs, Denis Hatzfeld, géophysicien à l'université Grenoble-1, James Jackson, directeur du département de géologie de l'université de Cambridge (Royaume-Uni), et Brian Tucker, président de l'ONG américaine GeoHazards International, ont présenté une communication édifiante. Elle montre, avec la froide cruauté des statistiques, que le nombre de victimes des tremblements de terre n'est pas lié à l'activité sismique, ni même à la densité de population, mais à la richesse. Ou plutôt à la pauvreté. Les chercheurs ont recensé tous les séismes survenus depuis 1900, en comparant les pertes humaines. Résultat : alors que les régions sismiques les plus actives sont le pourtour de l'océan Pacifique et la chaîne alpine-himalayenne, les secousses ayant fait plus de 10 000 morts ont touché principalement l'Asie et l'Amérique latine, ceux qui ont fait plus de 100 000 morts étant tous localisés en Asie. "Les séismes sont beaucoup plus meurtriers dans les pays pauvres que dans les pays développés qui ont appris progressivement à s'en protéger", constate Denis Hatzfeld. Rapportés à la population, les chiffres sont encore plus éloquents. Sur 1 million d'habitants, le risque annuel de mort par séisme est de 92 en Arménie, 41 au Turkménistan, 29 en Iran et 25 au Pérou, alors qu'il n'est que de 0,6 en Californie (pourtant située sur une faille très active), et de 0,008 en France (où la sismicité est faible). "Un écolier a 400 fois plus de probabilités de mourir dans un tremblement de terre à Katmandou qu'à Tokyo", pointent les chercheurs. Autrement dit, "les pays à fort risque sont tous à faible produit national brut (PNB) par habitant". Ce constat vaut pour l'ensemble des catastrophes naturelles. Au cours des deux dernières décennies, les dérèglements de la nature ont tué plus de 2 millions de personnes, et 98 % d'entre elles vivaient dans des pays à faibles ressources. Ainsi, alors que les Philippines et le Japon essuient peu ou prou le même nombre de typhons, ceux-ci font 17 fois plus de victimes dans l'archipel du Pacifique que dans l'archipel nippon. Une terrible fracture qui se retrouve dans le coût économique de ces désastres. "Les pertes dues aux catastrophes naturelles sont vingt fois plus importantes (en pourcentage du produit intérieur brut) dans les pays en développement que dans les pays développés", note la Banque mondiale. Rien ne laisse espérer que cette inégalité devant les aléas naturels s'estompe, bien au contraire. D'abord, parce que la croissance démographique se fait surtout dans les pays en développement, au sein de mégalopoles que leur densité rend plus vulnérables. Ensuite, parce que le changement climatique, s'il n'entre pas en jeu dans les séismes ou les tsunamis, va accentuer les phénomènes météorologiques extrêmes - précipitations et inondations d'un côté, sécheresses de l'autre - et, sans doute, provoquer des cyclones plus violents. Or les pays pauvres sont aussi les plus menacés par ce bouleversement. Une étude du cabinet britannique Maplecroft montre que les pays les plus exposés à "un risque extrême", du fait du réchauffement, sont la Somalie, Haïti, l'Afghanistan et la Sierra Leone. Sur les 28 pays les plus en danger, 22 sont situés en Afrique subsaharienne. De son côté, la Banque asiatique de développement a averti que la fonte des glaciers de l'Himalaya met en péril l'approvisionnement en eau de 1,6 milliard d'habitants d'Asie du Sud : une région qui concentre la moitié des personnes en situation de "pauvreté absolue" dans le monde. Que faire ? "Il existe des moyens éprouvés pour éviter les morts et minimiser les dégâts subis par les maisons, les écoles, les hôpitaux, les routes et les récoltes", plaide Olav Kjorven, l'un des responsables du Programme des Nations unies pour le développement. Les pays riches ont appris à construire des bâtiments parasismiques qui, s'ils ne garantissent pas une sécurité absolue, épargnent des vies. GeoHazards International propose ainsi que 10 % des sommes consacrées à la reconstruction d'Haïti soient affectées à la prévention du risque sismique. Le prix à payer pour que l'apparente fatalité des calamités naturelles ne demeure pas une malédiction de la pauvreté. Une trentaine d'enfants haïtiens adoptés ont atterri à Roissy (Source LEMONDE.FR avec AFP le 22.01.10 ) L'avion transportant 33 enfants haïtiens adoptés par des familles françaises, partis jeudi soir de Port-au-Prince, est arrivé vers 19 h 50 à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, a annoncé une source aéroportuaire. L'épouse du président de la République, Carla Bruni, s'était rendue vers 19 h 30 à l'aéroport pour accueillir les enfants, a précisé une autre source aéroportuaire. Elle s'est entretenue avec le personnel médical, mobilisé pour l'accueil des enfants, puis avec les familles adoptives. Auparavant, un porte-parole du Quai d'Orsay avait annoncé la présence de Carla Bruni à l'aéroport. Les enfants, âgés de 1 à 6 ans, qui ont quitté Port-au-Prince dans la nuit de jeudi à vendredi, ont fait escale à Fort-de-France. Ils seront remis aux familles adoptives après une nouvelle vérification de leurs papiers, a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay. Un accueil est prévu avec le SAMU et la Croix-Rouge "pour gérer le choc affectif et psychologique lors de la rencontre", a-t-il ajouté. Haïti : vaste opération de relogement des sinistrés Les autorités haïtiennes ont lancé jeudi une opération de relogement des sans-abri laissés par le séisme, a indiqué hier le ministre de l'intérieur haïtien, Paul Antoine Bien-Aimé, ajoutant que des "villages" pouvant accueillir chacun 10 000 individus allaient être mis en place en dehors de la capitale. Trouver un toit pour les sinistrés est une priorité : l'OIM a estimé à au moins 500 000 le nombre de sans-abri rien que dans la capitale, où ils occupent 447 campements improvisés. Dans ce contexte, une trentaine d'enfants adoptés par des familles françaises vont partir pour la France. Par ailleurs, le président René Préval a affirmé : "Nous sommes en train de reprendre le contrôle" de la situation. Mais la situation reste très tendue et l'ONU estime que 3 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire. Catastrophes et pauvreté, la double peine, par Pierre Le Hir (Source : LE MONDE le 22.01.10) Face aux colères de la nature, les peuples ne sont pas égaux. Le séisme qui vient de terrasser Haïti en apporte une nouvelle et tragique illustration. S'il a été aussi destructeur - la moitié des bâtiments de la région de Port-au-Prince effondrés, un tiers des constructions de la capitale écroulées, d'autres villes dévastées à 90 % - et aussi meurtrier - au moins 75 000 morts selon les autorités haïtiennes, le double ou le triple peut-être -, ce n'est pas tant en raison de la force de la secousse que de l'extrême vulnérabilité de la République des Caraïbes. Vulnérabilité de ses habitations et de ses édifices publics, vulnérabilité de ses infrastructures collectives. Ce n'est pas faire injure à la souffrance et au courage d'une communauté si durement éprouvée que de rappeler que 70 % de la population urbaine vit dans des bidonvilles et que 78 % des Haïtiens survivent avec moins de 2 dollars par jour. Lors d'un récent colloque sur le risque sismique, trois chercheurs, Denis Hatzfeld, géophysicien à l'université Grenoble-1, James Jackson, directeur du département de géologie de l'université de Cambridge (Royaume-Uni), et Brian Tucker, président de l'ONG américaine GeoHazards International, ont présenté une communication édifiante. Elle montre, avec la froide cruauté des statistiques, que le nombre de victimes des tremblements de terre n'est pas lié à l'activité sismique, ni même à la densité de population, mais à la richesse. Ou plutôt à la pauvreté. Les chercheurs ont recensé tous les séismes survenus depuis 1900, en comparant les pertes humaines. Résultat : alors que les régions sismiques les plus actives sont le pourtour de l'océan Pacifique et la chaîne alpine-himalayenne, les secousses ayant fait plus de 10 000 morts ont touché principalement l'Asie et l'Amérique latine, ceux qui ont fait plus de 100 000 morts étant tous localisés en Asie. "Les séismes sont beaucoup plus meurtriers dans les pays pauvres que dans les pays développés qui ont appris progressivement à s'en protéger", constate Denis Hatzfeld. Rapportés à la population, les chiffres sont encore plus éloquents. Sur 1 million d'habitants, le risque annuel de mort par séisme est de 92 en Arménie, 41 au Turkménistan, 29 en Iran et 25 au Pérou, alors qu'il n'est que de 0,6 en Californie (pourtant située sur une faille très active), et de 0,008 en France (où la sismicité est faible). "Un écolier a 400 fois plus de probabilités de mourir dans un tremblement de terre à Katmandou qu'à Tokyo", pointent les chercheurs. Autrement dit, "les pays à fort risque sont tous à faible produit national brut (PNB) par habitant". Ce constat vaut pour l'ensemble des catastrophes naturelles. Au cours des deux dernières décennies, les dérèglements de la nature ont tué plus de 2 millions de personnes, et 98 % d'entre elles vivaient dans des pays à faibles ressources. Ainsi, alors que les Philippines et le Japon essuient peu ou prou le même nombre de typhons, ceux-ci font 17 fois plus de victimes dans l'archipel du Pacifique que dans l'archipel nippon. Une terrible fracture qui se retrouve dans le coût économique de ces désastres. "Les pertes dues aux catastrophes naturelles sont vingt fois plus importantes (en pourcentage du produit intérieur brut) dans les pays en développement que dans les pays développés", note la Banque mondiale. Rien ne laisse espérer que cette inégalité devant les aléas naturels s'estompe, bien au contraire. D'abord, parce que la croissance démographique se fait surtout dans les pays en développement, au sein de mégalopoles que leur densité rend plus vulnérables. Ensuite, parce que le changement climatique, s'il n'entre pas en jeu dans les séismes ou les tsunamis, va accentuer les phénomènes météorologiques extrêmes - précipitations et inondations d'un côté, sécheresses de l'autre - et, sans doute, provoquer des cyclones plus violents. Or les pays pauvres sont aussi les plus menacés par ce bouleversement. Une étude du cabinet britannique Maplecroft montre que les pays les plus exposés à "un risque extrême", du fait du réchauffement, sont la Somalie, Haïti, l'Afghanistan et la Sierra Leone. Sur les 28 pays les plus en danger, 22 sont situés en Afrique subsaharienne. De son côté, la Banque asiatique de développement a averti que la fonte des glaciers de l'Himalaya met en péril l'approvisionnement en eau de 1,6 milliard d'habitants d'Asie du Sud : une région qui concentre la moitié des personnes en situation de "pauvreté absolue" dans le monde. Que faire ? "Il existe des moyens éprouvés pour éviter les morts et minimiser les dégâts subis par les maisons, les écoles, les hôpitaux, les routes et les récoltes", plaide Olav Kjorven, l'un des responsables du Programme des Nations unies pour le développement. Les pays riches ont appris à construire des bâtiments parasismiques qui, s'ils ne garantissent pas une sécurité absolue, épargnent des vies. GeoHazards International propose ainsi que 10 % des sommes consacrées à la reconstruction d'Haïti soient affectées à la prévention du risque sismique. Le prix à payer pour que l'apparente fatalité des calamités naturelles ne demeure pas une malédiction de la pauvreté.
Situation en Haïti après le séisme jeudi 21 janvier - par ADFE Mexique le 21/01/2010 - 17:10 Les français en Haïti Vingt-deux Français sont morts dans le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier, et onze sont toujours portés disparus, selon un nouveau bilan du ministère des affaires étrangères. La France comptait auparavant 1 400 ressortissants dans le pays, dont 1 200 à Port-au-Prince. Elle en a évacué 683 depuis le tremblement de terre, ainsi que 391 Haïtiens et 41 personnes d'autres nationalités, a indiqué le porte-parole du Quai d'Osay, Bernard Valero. Il a précisé que 920 personnels français sont engagés dans les secours, dépendant pour l'essentiel du ministère de l'intérieur et de l'armée. Ces équipes ont pu dégager 14 survivants des décombres (sur les 120 ainsi sauvés, selon l'ONU). Un renfort de 148 personnes a été envoyé. Les premiers bilans de la protection civile haïtienne s'établissent toujours à quelque 75 000 morts, mais plusieurs autres sources évaluent le nombre total des décès dans le tremblement de terre entre 150 000 et 200 000. Le séisme repose la question du statut des réfugiés de l'environnement (Source LE MONDE le 21.01.10 ) Comment protéger les Haïtiens qui fuient les zones dévastées par le séisme du 12 janvier ? Le désastre humanitaire se propage au rythme des migrations, réveillant le débat sur les failles du dispositif de protection des réfugiés et l'absence de statut des victimes de catastrophes naturelles. Beaucoup de gens ont quitté Port-au-Prince pour d'autres villes, même si nous n'avons pas de chiffres exacts, assure Jemini Pandya, l'une des porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les premiers ont rejoint des proches qui pouvaient les héberger. Mais une deuxième vague est en train de fuir, sans personne pour les accueillir." Un afflux important de réfugiés a été signalé à Miragoâne et 5 000 personnes sont arrivées dans le département de Grand-Anse, à l'ouest de Port-au-Prince, par la route et par bateaux. L'OIM distribue tentes, bâches et jerrycans aux sans-abri, que les municipalités, démunies, n'ont pas les moyens de fournir. Pour ces "déplacés internes", la protection et les secours sont définis par des "Principes directeurs" (accès aux besoins de base, protection, éducation) qu'observent l'ONU, les ONG et les Etats qui le veulent bien. Pour ceux qui chercheraient asile à l'étranger, rien n'est prévu, pas même un dispositif de protection temporaire. "C'est la responsabilité de chaque gouvernement d'ouvrir ou non ses frontières", résume Mme Pandya. Face à la multiplication des désastres liés au changement climatique, l'OIM a suggéré de créer un statut international pour les victimes de catastrophes naturelles, séismes compris. Sans succès. "MATÉRIEL ET EXPERTISE" Le statut de réfugié est réservé aux victimes de conflits et de persécutions, même si le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) reconnaît la nécessité de faire évoluer le dispositif et est venu prêter main-forte à Haïti. "Nous apportons du matériel et notre expertise dans la gestion de camps et la protection des déplacés", précise sa porte-parole, Melissa Fleming. Lors des violences de 2004 provoquées par le départ en exil du président Jean-Bertrand Aristide, le HCR avait appelé la communauté internationale à accorder l'asile aux Haïtiens en fuite. Il n'en est rien aujourd'hui. "La situation n'exige pas que le HCR adopte une position officielle, d'autant plus que Saint-Domingue a ouvert sa frontière pour des raisons humanitaires", estime Mme Fleming. Les choses pourraient changer en cas d'insuffisance de l'aide internationale débouchant sur un exode massif. Les Etats-Unis ont décidé d'accorder un statut de protection temporaire aux Haïtiens présents sur leur sol avant le 12 janvier, mais ont prévenu qu'ils n'accueilleraient aucun boat people. En Europe, l'attribution d'un statut de protection temporaire permettant d'accueillir des réfugiés est du ressort du Conseil de l'Union européenne. Son application aux victimes du séisme n'est pas à l'ordre du jour. "Chaque pays devrait au minimum donner aux immigrés haïtiens un permis de travail pour qu'ils puissent envoyer de l'argent au pays", analyse Jemini Pandya. Selon la Banque mondiale, la diaspora transfère chaque année 1,2 milliard d'euros vers Haïti. Grégoire Allix Article paru dans l'édition du 22.01.10. Les français en Haïti Vingt-deux Français sont morts dans le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier, et onze sont toujours portés disparus, selon un nouveau bilan du ministère des affaires étrangères. La France comptait auparavant 1 400 ressortissants dans le pays, dont 1 200 à Port-au-Prince. Elle en a évacué 683 depuis le tremblement de terre, ainsi que 391 Haïtiens et 41 personnes d'autres nationalités, a indiqué le porte-parole du Quai d'Osay, Bernard Valero. Il a précisé que 920 personnels français sont engagés dans les secours, dépendant pour l'essentiel du ministère de l'intérieur et de l'armée. Ces équipes ont pu dégager 14 survivants des décombres (sur les 120 ainsi sauvés, selon l'ONU). Un renfort de 148 personnes a été envoyé. Les premiers bilans de la protection civile haïtienne s'établissent toujours à quelque 75 000 morts, mais plusieurs autres sources évaluent le nombre total des décès dans le tremblement de terre entre 150 000 et 200 000. Le séisme repose la question du statut des réfugiés de l'environnement (Source LE MONDE le 21.01.10 ) Comment protéger les Haïtiens qui fuient les zones dévastées par le séisme du 12 janvier ? Le désastre humanitaire se propage au rythme des migrations, réveillant le débat sur les failles du dispositif de protection des réfugiés et l'absence de statut des victimes de catastrophes naturelles. Beaucoup de gens ont quitté Port-au-Prince pour d'autres villes, même si nous n'avons pas de chiffres exacts, assure Jemini Pandya, l'une des porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les premiers ont rejoint des proches qui pouvaient les héberger. Mais une deuxième vague est en train de fuir, sans personne pour les accueillir." Un afflux important de réfugiés a été signalé à Miragoâne et 5 000 personnes sont arrivées dans le département de Grand-Anse, à l'ouest de Port-au-Prince, par la route et par bateaux. L'OIM distribue tentes, bâches et jerrycans aux sans-abri, que les municipalités, démunies, n'ont pas les moyens de fournir. Pour ces "déplacés internes", la protection et les secours sont définis par des "Principes directeurs" (accès aux besoins de base, protection, éducation) qu'observent l'ONU, les ONG et les Etats qui le veulent bien. Pour ceux qui chercheraient asile à l'étranger, rien n'est prévu, pas même un dispositif de protection temporaire. "C'est la responsabilité de chaque gouvernement d'ouvrir ou non ses frontières", résume Mme Pandya. Face à la multiplication des désastres liés au changement climatique, l'OIM a suggéré de créer un statut international pour les victimes de catastrophes naturelles, séismes compris. Sans succès. "MATÉRIEL ET EXPERTISE" Le statut de réfugié est réservé aux victimes de conflits et de persécutions, même si le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) reconnaît la nécessité de faire évoluer le dispositif et est venu prêter main-forte à Haïti. "Nous apportons du matériel et notre expertise dans la gestion de camps et la protection des déplacés", précise sa porte-parole, Melissa Fleming. Lors des violences de 2004 provoquées par le départ en exil du président Jean-Bertrand Aristide, le HCR avait appelé la communauté internationale à accorder l'asile aux Haïtiens en fuite. Il n'en est rien aujourd'hui. "La situation n'exige pas que le HCR adopte une position officielle, d'autant plus que Saint-Domingue a ouvert sa frontière pour des raisons humanitaires", estime Mme Fleming. Les choses pourraient changer en cas d'insuffisance de l'aide internationale débouchant sur un exode massif. Les Etats-Unis ont décidé d'accorder un statut de protection temporaire aux Haïtiens présents sur leur sol avant le 12 janvier, mais ont prévenu qu'ils n'accueilleraient aucun boat people. En Europe, l'attribution d'un statut de protection temporaire permettant d'accueillir des réfugiés est du ressort du Conseil de l'Union européenne. Son application aux victimes du séisme n'est pas à l'ordre du jour. "Chaque pays devrait au minimum donner aux immigrés haïtiens un permis de travail pour qu'ils puissent envoyer de l'argent au pays", analyse Jemini Pandya. Selon la Banque mondiale, la diaspora transfère chaque année 1,2 milliard d'euros vers Haïti. Grégoire Allix Article paru dans l'édition du 22.01.10.
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