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Les élections pour le renouvellement partiel de l’Assemblée des Français de l'étranger se sont déroulées le 7 juin pour l'Egypte et le Soudan Les 3 dernières nouvelles
GRIPPE A - POINT DE SITUATION - par Murvoy2007 le 12/06/2009 - 17:35 GRIPPE A - POINT DE SITUATION
Mesdames, Messieurs,
1) Quelques nouveaux cas de grippe A ont été détectés durant la journée d'hier par les autorités égyptiennes. Ils concernent tous des Américains récemment arrivés des Etats-Unis, à Zamalek ou à Maadi, et un Egyptien qui a été en contact avec l'un de ces Américains. Au total, y compris en incluant la fillette égypto-américaine qui avait été testée positive à son arrivée à l'aéroport et était le premier cas en Egypte, le nombre de malades testés positifs annoncé par les autorités égyptiennes se monte à 10 pour l'instant (la fillette est déjà guérie et est rentrée chez elle). Ils sont en cours de traitement à l'hôpital spécialisé d'Abbasseya et leur état semble satisfaisant.
2) Il est essentiel d'être conscient du fait que de nombreuses rumeurs circulent. Il est important de ne pas y prêter foi, et de ne pas les colporter.
En ce qui concerne les établissements scolaires, le ministère de la Santé égyptien recommande de ne les fermer que si un cas déclaré y était détecté, ce qui n'est actuellement le cas nulle part, y compris au Lycée français du Caire. Les écoles françaises sont donc ouvertes. Des consignes d'hygiène pour les élèves ont été rappelées au corps enseignant et les parents d'élèves en sont informés.
3) De façon générale, il est recommandé de suivre soigneusement les mesures d'hygiènes élémentaires. Vous pouvez également consulter les sites du ministère des Affaires Etrangères http://www.diplomatie.gouv.fr et celui de l'organisation mondiale de la santé : http://www.who.int/csr/disease/swineflu/faq/fr/index.html#q11 ainsi que celui du ministère français de la Santé:http://www.inpes.sante.fr/grippeAH1N1/communication.html :
- lavez-vous les mains régulièrement;
- si vous éternuez ou si vous vous mouchez, placez un mouchoir devant votre nez ou votre bouche et jetez le à la poubelle ensuite;
- évitez de serrer des mains ou d'embrasser quelqu 'un;
- si vous pensez vous trouver en face d'une personne malade, gardez vos distances (1 à 2 mètres);
- si vous avez des symptômes grippaux, consultez votre médecin;
- en ce qui concerne l'utilisation des masques, elle n'est expressément recommandée que si vous vous trouvez dans une pièce fermée et densément peuplée (notamment, métro, transports en commun), ou bien si vous êtes en contact avec un malade (ce qui est fortement déconseillé)
- ne vous baignez pas dans une piscine collective, c'est un milieu porteur.
4) A ce stade, les soins relatifs à la grippe A ne sont pas préventifs. En revanche, certains médicaments sont cités et ne peuvent être obtenus que sur prescription médicale.
N'achetez pas de Tamiflu dans une pharmacie où il serait en vente libre : un produit disponible dans ces conditions ne présente aucune garantie de sérieux, il y a même de fortes chances qu'il soit contrefait. Les autorités sanitaires égyptiennes disposent de Tamiflu. Il est administré sur prescription médicale à l'hôpital d'Abbasseya.
5) Beaucoup d'entre vous s'interrogent sur l'éventualité du passage en phase 6 de l'alerte OMS pour la grippe A. Que signifie concrètement un passage en phase 6 ?
- Il n'y a pas de corrélation entre la phase (qui préjuge d'une extension géographique) et la gravité clinique (qui préjuge de la morbidité du virus). Un changement de phase ne signifierait donc pas une aggravation de la situation. En l'occurrence, le virus H1N1 présent en Egypte semble contagieux mais bénin.
- Le plan de l'OMS n'engage que l'Organisation. Chaque pays reste libre de juger, selon l'état de la situation interne dans laquelle il se trouve.
- Ceci n'a pas non plus nécessairement d'impact direct sur les transports aériens. En effet, le virus H1N1 est déjà implanté en Egypte et pourrait continuer d'y entrer par d'autres moyens que les vols aériens internationaux. GRIPPE A - POINT DE SITUATION
Mesdames, Messieurs,
1) Quelques nouveaux cas de grippe A ont été détectés durant la journée d'hier par les autorités égyptiennes. Ils concernent tous des Américains récemment arrivés des Etats-Unis, à Zamalek ou à Maadi, et un Egyptien qui a été en contact avec l'un de ces Américains. Au total, y compris en incluant la fillette égypto-américaine qui avait été testée positive à son arrivée à l'aéroport et était le premier cas en Egypte, le nombre de malades testés positifs annoncé par les autorités égyptiennes se monte à 10 pour l'instant (la fillette est déjà guérie et est rentrée chez elle). Ils sont en cours de traitement à l'hôpital spécialisé d'Abbasseya et leur état semble satisfaisant.
2) Il est essentiel d'être conscient du fait que de nombreuses rumeurs circulent. Il est important de ne pas y prêter foi, et de ne pas les colporter.
En ce qui concerne les établissements scolaires, le ministère de la Santé égyptien recommande de ne les fermer que si un cas déclaré y était détecté, ce qui n'est actuellement le cas nulle part, y compris au Lycée français du Caire. Les écoles françaises sont donc ouvertes. Des consignes d'hygiène pour les élèves ont été rappelées au corps enseignant et les parents d'élèves en sont informés.
3) De façon générale, il est recommandé de suivre soigneusement les mesures d'hygiènes élémentaires. Vous pouvez également consulter les sites du ministère des Affaires Etrangères http://www.diplomatie.gouv.fr et celui de l'organisation mondiale de la santé : http://www.who.int/csr/disease/swineflu/faq/fr/index.html#q11 ainsi que celui du ministère français de la Santé:http://www.inpes.sante.fr/grippeAH1N1/communication.html :
- lavez-vous les mains régulièrement;
- si vous éternuez ou si vous vous mouchez, placez un mouchoir devant votre nez ou votre bouche et jetez le à la poubelle ensuite;
- évitez de serrer des mains ou d'embrasser quelqu 'un;
- si vous pensez vous trouver en face d'une personne malade, gardez vos distances (1 à 2 mètres);
- si vous avez des symptômes grippaux, consultez votre médecin;
- en ce qui concerne l'utilisation des masques, elle n'est expressément recommandée que si vous vous trouvez dans une pièce fermée et densément peuplée (notamment, métro, transports en commun), ou bien si vous êtes en contact avec un malade (ce qui est fortement déconseillé)
- ne vous baignez pas dans une piscine collective, c'est un milieu porteur.
4) A ce stade, les soins relatifs à la grippe A ne sont pas préventifs. En revanche, certains médicaments sont cités et ne peuvent être obtenus que sur prescription médicale.
N'achetez pas de Tamiflu dans une pharmacie où il serait en vente libre : un produit disponible dans ces conditions ne présente aucune garantie de sérieux, il y a même de fortes chances qu'il soit contrefait. Les autorités sanitaires égyptiennes disposent de Tamiflu. Il est administré sur prescription médicale à l'hôpital d'Abbasseya.
5) Beaucoup d'entre vous s'interrogent sur l'éventualité du passage en phase 6 de l'alerte OMS pour la grippe A. Que signifie concrètement un passage en phase 6 ?
- Il n'y a pas de corrélation entre la phase (qui préjuge d'une extension géographique) et la gravité clinique (qui préjuge de la morbidité du virus). Un changement de phase ne signifierait donc pas une aggravation de la situation. En l'occurrence, le virus H1N1 présent en Egypte semble contagieux mais bénin.
- Le plan de l'OMS n'engage que l'Organisation. Chaque pays reste libre de juger, selon l'état de la situation interne dans laquelle il se trouve.
- Ceci n'a pas non plus nécessairement d'impact direct sur les transports aériens. En effet, le virus H1N1 est déjà implanté en Egypte et pourrait continuer d'y entrer par d'autres moyens que les vols aériens internationaux.
Résultats élections AFE 2009 - par Murvoy2007 le 08/06/2009 - 15:06 Résultats élections AFE 2009
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Candidats |
Suffrages |
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Le Caire |
Alexandrie |
Khartoum |
Total |
%-Résultats/Votes exprimés |
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Renée Blandin |
305 |
28 |
15 |
348 |
55,31% |
Liste Servir |
|
Régine Prato |
302 |
25 |
17 |
344 |
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Marianick Urvoy |
222 |
22 |
17 |
261 |
40,93% |
Liste FdM ADFE |
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Bruno Neyret |
212 |
23 |
16 |
251 |
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Frédéric Lombard |
40 |
5 |
2 |
47 |
3,76% |
Liste UFE |
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Nombre de votes |
Le Caire |
Alex |
Khartoum |
Total |
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par correspondance |
359 |
7 |
9 |
375 |
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à l'urne |
145 |
39 |
25 |
209 |
|
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électronique |
64 |
9 |
2 |
75 |
|
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Nombre total de votes |
568 |
55 |
36 |
659 |
|
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Suffrages exprimés |
553 |
54 |
35 |
642 |
|
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Nombre d'électeurs inscrits |
3093 |
435 |
205 |
3733 |
|
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Pourcentage votes/nbre électeurs |
18,36% |
12,64% |
17,07% |
17,62% |
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Résultats élections AFE 2009
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Candidats |
Suffrages |
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Le Caire |
Alexandrie |
Khartoum |
Total |
%-Résultats/Votes exprimés |
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Renée Blandin |
305 |
28 |
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Liste Servir |
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Régine Prato |
302 |
25 |
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344 |
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Marianick Urvoy |
222 |
22 |
17 |
261 |
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Liste FdM ADFE |
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Bruno Neyret |
212 |
23 |
16 |
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Frédéric Lombard |
40 |
5 |
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Liste UFE |
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Nombre de votes |
Le Caire |
Alex |
Khartoum |
Total |
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par correspondance |
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à l'urne |
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39 |
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électronique |
64 |
9 |
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Nombre total de votes |
568 |
55 |
36 |
659 |
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Suffrages exprimés |
553 |
54 |
35 |
642 |
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Nombre d'électeurs inscrits |
3093 |
435 |
205 |
3733 |
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Pourcentage votes/nbre électeurs |
18,36% |
12,64% |
17,07% |
17,62% |
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Lettre de soutien de nos sénateurs - par Murvoy2007 le 25/04/2009 - 11:07
Oasis de Kharga - par Sandrine
Il faut compter environ quatre jours pour y aller, car cette oasis est au sud de l’Egypte à environ 600km du Caire : c’est un endroit magnifique. Les paysages sont grandioses, les sites historiques des plus intéressants et un très joli musée extrêmement bien agencé mérite un détour. La plupart des monuments anciens sont en brique crue et ont résisté plus de deux millénaires, la sècheresse du désert et le savoir faire des maçons de l’époque ont permis une conservation remarquable.
Le mercredi, nous avons visité la nécropole copte de Bagawat riche de centaines de tombes et de mausolées datant du 4ème siècle avant JC. Puis nous nous sommes rendu au musée. Parmi les objets exposés j’ai particulièrement aimé les statuettes de « Ba »… Ceci mérite une explication : dans la mythologie pharaonique, au moment de la mort les éléments matériel (le corps) et spirituel (l’âme) sont séparés. Ces éléments spirituels sont au nombre de trois :
- le « ka » : représenté par deux avant bras verticaux posés de chaque côté de la tête du mort : c’est le symbole de l’énergie spirituelle ou du double de la personne,
- le « ba » : c’est l’âme du mort qui s’envole dans le ciel sous la forme d’un oiseau à tête humaine,
- l’ «ach » : c’est l’étincelle nécessaire à la vie désignée par une étoile de plus dans la voûte céleste.
Une fois ces trois éléments réunis, le mort accède à la vie éternelle.
Le jeudi a été consacré à la visite de quelques places fortes éparpillées le long de la vallée et qui servaient de halte aux caravanes venant du Soudan qui se rendaient vers les ports de la mer Rouge. Leurs noms font rêver : El Deïr, Aïn El Labakha, Qsar el Ghoueita ou encore à Qsar El Zayan. Ce système de forteresses permettait de prélever des taxes sur les produits transportés et aussi, de savoir qui allait où (tiens-tiens !!! ça me rappelle quelque chose … les taxes en moins et les chevaux vapeur ayant remplacés les dromadaires !!!).
Accompagnés par le conservateur du musée, qui nous a délivré un commentaire d’excellente qualité … en français, j’ai pu apprécier la qualité de mon 4X4 en conduisant sur des pistes sableuses en slalomant entre les dunes pour rejoindre ces sites.
A propos de dunes, il y en a une variété autochtone les barcanes. Elles se distinguent par leur forme en croissant de lune. Elles sont toutes séparées et se déplacent assez rapidement (entre 5 et 
Le vendredi nous nous sommes rendus à Douch, de l’autre côté de l’oasis (100km au sud) pour y rencontrer un égyptologue français, M. Wutman qui conduit une mission française d’investigation sur un site romain du 2ème siècle après JC. Outre le magnifique château fort à l’intérieur duquel un temple d’Amon a été retrouvé en parfaite condition, M. Wutmann oriente ses travaux sur la vie des gens à cette époque romaine et notamment sur la gestion de l’eau.
Car il y avait de l’eau …Nous avons appris qu’au temps des romains le sol était parsemé de jardins entre les dunes … Et sous certaines dune s’élevaient des collines de grés gorgées d’eau, le grès retenant l’eau comme une éponge, les paysans ont creusé des puits prolongés par des galeries souterraines de 2m de haut sur 80cm de larges. L’eau suintant des parois remplissait les canalisations souterraines qui de proche en proche se déversaient dans un bassin au bas de la colline. Nos anciens savaient ce qu’était le « développement durable » car ce système a fonctionné pendant 700 ans. (Il existe la même chose en Iran, mais les réseaux de canalisations datent du XVIIème siècle.).
Entouré de scientifiques spécialisés sur la flore qui fouillent le désert alentour cherchant les « jardins pétrifiés », cette mission de l’IFAO (Institut Français d’Archéologie Orientale) recherche les céréales et plantes qui nourrissaient la population de Kharga.
La magie de l’oasis… c’est sans doute ce mélange séduisant de tranquillité, de beauté et d’inaccessibilité.
Georges, 12 avril 2008
Il faut compter environ quatre jours pour y aller, car cette oasis est au sud de l’Egypte à environ 600km du Caire : c’est un endroit magnifique. Les paysages sont grandioses, les sites historiques des plus intéressants et un très joli musée extrêmement bien agencé mérite un détour. La plupart des monuments anciens sont en brique crue et ont résisté plus de deux millénaires, la sècheresse du désert et le savoir faire des maçons de l’époque ont permis une conservation remarquable.
Le mercredi, nous avons visité la nécropole copte de Bagawat riche de centaines de tombes et de mausolées datant du 4ème siècle avant JC. Puis nous nous sommes rendu au musée. Parmi les objets exposés j’ai particulièrement aimé les statuettes de « Ba »… Ceci mérite une explication : dans la mythologie pharaonique, au moment de la mort les éléments matériel (le corps) et spirituel (l’âme) sont séparés. Ces éléments spirituels sont au nombre de trois :
- le « ka » : représenté par deux avant bras verticaux posés de chaque côté de la tête du mort : c’est le symbole de l’énergie spirituelle ou du double de la personne,
- le « ba » : c’est l’âme du mort qui s’envole dans le ciel sous la forme d’un oiseau à tête humaine,
- l’ «ach » : c’est l’étincelle nécessaire à la vie désignée par une étoile de plus dans la voûte céleste.
Une fois ces trois éléments réunis, le mort accède à la vie éternelle.
Le jeudi a été consacré à la visite de quelques places fortes éparpillées le long de la vallée et qui servaient de halte aux caravanes venant du Soudan qui se rendaient vers les ports de la mer Rouge. Leurs noms font rêver : El Deïr, Aïn El Labakha, Qsar el Ghoueita ou encore à Qsar El Zayan. Ce système de forteresses permettait de prélever des taxes sur les produits transportés et aussi, de savoir qui allait où (tiens-tiens !!! ça me rappelle quelque chose … les taxes en moins et les chevaux vapeur ayant remplacés les dromadaires !!!).
Accompagnés par le conservateur du musée, qui nous a délivré un commentaire d’excellente qualité … en français, j’ai pu apprécier la qualité de mon 4X4 en conduisant sur des pistes sableuses en slalomant entre les dunes pour rejoindre ces sites.
A propos de dunes, il y en a une variété autochtone les barcanes. Elles se distinguent par leur forme en croissant de lune. Elles sont toutes séparées et se déplacent assez rapidement (entre 5 et 
Le vendredi nous nous sommes rendus à Douch, de l’autre côté de l’oasis (100km au sud) pour y rencontrer un égyptologue français, M. Wutman qui conduit une mission française d’investigation sur un site romain du 2ème siècle après JC. Outre le magnifique château fort à l’intérieur duquel un temple d’Amon a été retrouvé en parfaite condition, M. Wutmann oriente ses travaux sur la vie des gens à cette époque romaine et notamment sur la gestion de l’eau.
Car il y avait de l’eau …Nous avons appris qu’au temps des romains le sol était parsemé de jardins entre les dunes … Et sous certaines dune s’élevaient des collines de grés gorgées d’eau, le grès retenant l’eau comme une éponge, les paysans ont creusé des puits prolongés par des galeries souterraines de 2m de haut sur 80cm de larges. L’eau suintant des parois remplissait les canalisations souterraines qui de proche en proche se déversaient dans un bassin au bas de la colline. Nos anciens savaient ce qu’était le « développement durable » car ce système a fonctionné pendant 700 ans. (Il existe la même chose en Iran, mais les réseaux de canalisations datent du XVIIème siècle.).
Entouré de scientifiques spécialisés sur la flore qui fouillent le désert alentour cherchant les « jardins pétrifiés », cette mission de l’IFAO (Institut Français d’Archéologie Orientale) recherche les céréales et plantes qui nourrissaient la population de Kharga.
La magie de l’oasis… c’est sans doute ce mélange séduisant de tranquillité, de beauté et d’inaccessibilité.
Georges, 12 avril 2008

Darb El Dahkla … - par Georges
De ces deux vers du sonnet de Pierre de Ronsard dédié à Marie (Myriam ?) je ferai mon introduction:
Las le temps non, mais nous nous en allons,
Et tôt… »
…
bien trop tôt, nous serons de retour à Paris (sic) !
Il faut vous dire que les 250 premiers kilomètres ne sont pas passionnants, faits d’un désert morne et triste et atrocement monotone. Hélas, c’est chaque fois pareil, on ne peut y échapper. Mais arrivés à la première dépression le paysage devient nettement plus attractif.
Depuis des mois que nous attendions ce moment là, ce fut un pur bonheur.
Le lendemain, nous sommes partis pour les déserts noir et blanc avec le fidèle Awam, notre guide « attitré » depuis notre arrivée en Egypte.
Il nous avait dit :
- « Puisque c’est votre dernier voyage dans le désert, je veux bien vous guider jusqu’à Dahkla par l’ancienne piste chamelière. »
Grâce à lui, une fois de plus, nous avons évité les hordes de touristes pour naviguer loin dans l’est du désert blanc sur des territoires connus et empruntés par les seuls bédouins. Nous suivions avec notre véhicule le 4X4 d’Awam qui, pour ne pas voyager seul, nous avait demandé l’autorisation d’emmener Ahmed, son copain de toujours. Ils devaient nous accompagner jusqu’à Dahkla.
C’était pour nous un cadeau inespéré car il aurait été inconscient de s’engager sur cette piste avec un seul véhicule. Parcourir 200 kilomètres de sable et de dunes puis trouver la passe qui, au dessus de la dépression de Dahkla vous conduit jusqu’à l’oasis. Il faut bien connaître le chemin car il n’y a qu’un seul passage pour rejoindre la vallée.
Après un court arrêt à Farafra pour refaire le plein de carburant, nous voilà repartis plein Sud, jouant à saute-mouton avec les dunes de Harafish…
Au soleil couchant, nous avons dressé le camp dans ces paysages de rêve…
Le lendemain matin, nous avons attendu que le soleil tape à la porte de notre tente pour nous lever. Dehors il faisait 2 degrés ! Pourtant, nous avions bien dormi, au chaud dans nos duvets mais aussi sous une couverture bédouine en poil de chameau… très, très lourde, mais assurément très efficace.
Pendant qu’Awam et Ahmed préparaient le petit déjeuner, nous avons fait une bonne marche dans les dunes autour du camp, éblouis par la pureté du paysage et la qualité du silence.
Nous avons mangé, plié notre matériel et repris le chemin vers Dahkla.
Nous avons roulé très vite sur le sable dur (100-110 km/h) avant de devoir sérieusement lever le pied aux abords des falaises surplombant El Qsar, notre destination. Pendant plus d’une heure, nous avons traversé un chaos de pierres. Plusieurs fois, Awam a fait des détours pour retrouver la piste balisée par des tas de cailloux… Beaucoup manquaient, d’autres étaient écroulés et les rares traces de véhicules avaient été effacées par les vents de sable.
Puis, tout à coup, nous arrivâmes au bord d’une trouée s’enfonçant dans la falaise : le début de la gorge qui même à l’oasis 400 mètres plus bas. Les coulées de sable entre les roches du plateau prenaient des teintes beiges…
- « On dirait qu’on a renversé de la crème Mont Blanc.... » me suggéra mon épouse qui devait avoir une petite faim !
La descente était si vertigineuse que parfois la voiture partait en luge dans la coulée de sable et je comprends pourquoi cette piste n’est praticable que dans un sens par les véhicules (la descente)… car seuls de chameaux peuvent remonter la pente (et encore !).
Finalement nous rejoignîmes l’oasis de Dakhla après plus de 400 kilomètres hors piste dans le sable des dunes de « la petite mer de sable ».
Une révélation pour Myriam et une confirmation pour moi : le désert est un monde à part, qui nous fascine et dans lequel on se sent ivres de liberté…
A bientôt.
Georges
De ces deux vers du sonnet de Pierre de Ronsard dédié à Marie (Myriam ?) je ferai mon introduction:
Las le temps non, mais nous nous en allons,
Et tôt… »
…
bien trop tôt, nous serons de retour à Paris (sic) !
Il faut vous dire que les 250 premiers kilomètres ne sont pas passionnants, faits d’un désert morne et triste et atrocement monotone. Hélas, c’est chaque fois pareil, on ne peut y échapper. Mais arrivés à la première dépression le paysage devient nettement plus attractif.
Depuis des mois que nous attendions ce moment là, ce fut un pur bonheur.
Le lendemain, nous sommes partis pour les déserts noir et blanc avec le fidèle Awam, notre guide « attitré » depuis notre arrivée en Egypte.
Il nous avait dit :
- « Puisque c’est votre dernier voyage dans le désert, je veux bien vous guider jusqu’à Dahkla par l’ancienne piste chamelière. »
Grâce à lui, une fois de plus, nous avons évité les hordes de touristes pour naviguer loin dans l’est du désert blanc sur des territoires connus et empruntés par les seuls bédouins. Nous suivions avec notre véhicule le 4X4 d’Awam qui, pour ne pas voyager seul, nous avait demandé l’autorisation d’emmener Ahmed, son copain de toujours. Ils devaient nous accompagner jusqu’à Dahkla.
C’était pour nous un cadeau inespéré car il aurait été inconscient de s’engager sur cette piste avec un seul véhicule. Parcourir 200 kilomètres de sable et de dunes puis trouver la passe qui, au dessus de la dépression de Dahkla vous conduit jusqu’à l’oasis. Il faut bien connaître le chemin car il n’y a qu’un seul passage pour rejoindre la vallée.
Après un court arrêt à Farafra pour refaire le plein de carburant, nous voilà repartis plein Sud, jouant à saute-mouton avec les dunes de Harafish…
Au soleil couchant, nous avons dressé le camp dans ces paysages de rêve…
Le lendemain matin, nous avons attendu que le soleil tape à la porte de notre tente pour nous lever. Dehors il faisait 2 degrés ! Pourtant, nous avions bien dormi, au chaud dans nos duvets mais aussi sous une couverture bédouine en poil de chameau… très, très lourde, mais assurément très efficace.
Pendant qu’Awam et Ahmed préparaient le petit déjeuner, nous avons fait une bonne marche dans les dunes autour du camp, éblouis par la pureté du paysage et la qualité du silence.
Nous avons mangé, plié notre matériel et repris le chemin vers Dahkla.
Nous avons roulé très vite sur le sable dur (100-110 km/h) avant de devoir sérieusement lever le pied aux abords des falaises surplombant El Qsar, notre destination. Pendant plus d’une heure, nous avons traversé un chaos de pierres. Plusieurs fois, Awam a fait des détours pour retrouver la piste balisée par des tas de cailloux… Beaucoup manquaient, d’autres étaient écroulés et les rares traces de véhicules avaient été effacées par les vents de sable.
Puis, tout à coup, nous arrivâmes au bord d’une trouée s’enfonçant dans la falaise : le début de la gorge qui même à l’oasis 400 mètres plus bas. Les coulées de sable entre les roches du plateau prenaient des teintes beiges…
- « On dirait qu’on a renversé de la crème Mont Blanc.... » me suggéra mon épouse qui devait avoir une petite faim !
La descente était si vertigineuse que parfois la voiture partait en luge dans la coulée de sable et je comprends pourquoi cette piste n’est praticable que dans un sens par les véhicules (la descente)… car seuls de chameaux peuvent remonter la pente (et encore !).
Finalement nous rejoignîmes l’oasis de Dakhla après plus de 400 kilomètres hors piste dans le sable des dunes de « la petite mer de sable ».
Une révélation pour Myriam et une confirmation pour moi : le désert est un monde à part, qui nous fascine et dans lequel on se sent ivres de liberté…
A bientôt.
Georges





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