Rencontrez-nous
Diaporamas
Qui sommes-nous ?
Vivre en Egypte
Nos partenaires
 Le Centre Français de Culture et de Coopération  L'ambassade de France au Caire  En savoir plus sur FdM/ADFE dans le monde
|
Bienvenue sur le Site Fdm-ADFE , section Egypte
Bienvenu(e) sur le site Egypte de Français Du Monde-Association Démocratique des Français à l'Etranger Nous proposons des dossiers pratiques et des adresses utiles, ainsi que des annonces d'emplois. Nous vous tenons informés des événements culturels qui se tiennent en Egypte. Nous organisons des activités auxquelles vous êtes chaleureusement conviés. Notre blog Oum al-Dounia vous fera découvrir l'Egypte et ses habitants, à travers les expériences et le regard des membres de l'association.
Devenez membre du site. Vous aurez accès au Tchat sur le Nil, au forum et à la documentation en ligne.
Inscrivez-vous à la lettre d'information. Nous vous tiendrons informés de nos activités et des nouveautés du site.
Nous contacter
Les activités de Français du Monde-Association Démocratique des Français à l'Etranger
La section Egypte de Français Du Monde-Association Démocratique des Français à l'Etranger revit depuis son Assemblée générale du 19 septembre 2007. Nous avons élu un nouveau bureau et défini nos activités.
Nos priorités sont les suivantes: - Participer activement aux commissions d'aide sociale au sein des services consulaires.
- Défendre un enseignement public et une vie scolaire qui permettent aux enfants français d'Egypte de bénéficier d'une scolarité dans des conditions comparables à celles de France.
- Créer et animer une commission emploi-formation
- Développer l'information sociale et proposer des fiches pratiques.
- Organiser des activités festives et culturelles qui permettent de mieux connaître le pays d'accueil et ses habitants.
Les rencontres de l'ADFE
Visite de François Nicoullaud
Président de Français du Monde-ADFE
10-17 mai EGYPTE - 17-21 mai SOUDAN
Le président de Français du Monde/ADFE, François Nicoullaud, a effectué en mai dernier une mission en Egypte et au Soudan. Cette mission avait pour objectif de rencontrer nos compatriotes et de discuter avec eux de leurs problèmes spécifiques en tant qu’expatriés : problèmes de scolarité des enfants, de santé et de couverture sociale, de sécurité, de contrat de travail…
(Photo: rencontre à Alexandrie)
Les 3 dernières nouvelles
Suite au départ d'Egypte de Michel Bonneu, notre trésorier, et de Sandrine Gamblin, à la communication, ainsi que de la démission de Jo Hassoun, une assemblée générale s'est tenue le dimanche 15 juin au consulat général du Caire, dans la salle des cérémonies, et un nouveau bureau a été élu à l'unanimité.
- Marianick Urvoy, présidente
-Rafaël Pleutin, vice-président
-Bruno Neyret, vice-président
-Nordine Mourzagh, trésorier
-Béatrice Boileau, affaires sociales
-Myriam Gohar, affaires culturelles
-Josiane Valladeau, commission sécurité
-Myriam Gohar (Le Caire) et Catherine Roy (Alexandrie), commission bourses scolaires.
Un poste est à pourvoir à la communication: rédaction d'une lettre d'information, administration et développement du site internet.
Sandrine Gamblin continue d'assurer la gestion courante du site internet de son exil beyrouthin, en attendant la relève.
... / ... 
Suite au départ d'Egypte de Michel Bonneu, notre trésorier, et de Sandrine Gamblin, à la communication, ainsi que de la démission de Jo Hassoun, une assemblée générale s'est tenue le dimanche 15 juin au consulat général du Caire, dans la salle des cérémonies, et un nouveau bureau a été élu à l'unanimité.
- Marianick Urvoy, présidente
-Rafaël Pleutin, vice-président
-Bruno Neyret, vice-président
-Nordine Mourzagh, trésorier
-Béatrice Boileau, affaires sociales
-Myriam Gohar, affaires culturelles
-Josiane Valladeau, commission sécurité
-Myriam Gohar (Le Caire) et Catherine Roy (Alexandrie), commission bourses scolaires.
Un poste est à pourvoir à la communication: rédaction d'une lettre d'information, administration et développement du site internet.
Sandrine Gamblin continue d'assurer la gestion courante du site internet de son exil beyrouthin, en attendant la relève. 
A propos des licenciés, lettre de François Nicoullaud à Mr Kouchner
- par Sandrine
A la suite de son voyage en Egypte (10-17 mai 2008), François Nicoullaud, président de Français du Monde/Association des Français à l'Etranger a pris connaissance du dossier des licenciés du CFCC. Il a adressé le 2 juin dernier une lettre au ministre des Affaires étrangères, Mr Bernard Kouchner.
Lire la lettre de Mr Nicoullaud
... / ... 
A la suite de son voyage en Egypte (10-17 mai 2008), François Nicoullaud, président de Français du Monde/Association des Français à l'Etranger a pris connaissance du dossier des licenciés du CFCC. Il a adressé le 2 juin dernier une lettre au ministre des Affaires étrangères, Mr Bernard Kouchner.
Lire la lettre de Mr Nicoullaud 
A propos des licenciés du CFCC, lettre de Monique Cerisier à B. Kouchner
- par Sandrine
Mm Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice représentant les Français hors de France, écrit à Mr B. Kouchner, ministre des Affaires Etrangères, à propos des licenciés du Centre Culturel Français du Caire: Lire la lettre
Mr Kouchner, ministre des Affaires Etrangères répond à Mm Ben Guiga: Lire la lettre
... / ... 
Mm Monique Cerisier ben Guiga, sénatrice représentant les Français hors de France, écrit à Mr B. Kouchner, ministre des Affaires Etrangères, à propos des licenciés du Centre Culturel Français du Caire: Lire la lettre
Mr Kouchner, ministre des Affaires Etrangères répond à Mm Ben Guiga: Lire la lettre 
Les 2 derniers billets
Oasis de Kharga
- par Sandrine
Il faut compter environ quatre jours pour y aller, car cette oasis est au sud de l’Egypte à environ 600km du Caire : c’est un endroit magnifique. Les paysages sont grandioses, les sites historiques des plus intéressants et un très joli musée extrêmement bien agencé mérite un détour. La plupart des monuments anciens sont en brique crue et ont résisté plus de deux millénaires, la sècheresse du désert et le savoir faire des maçons de l’époque ont permis une conservation remarquable.
Le mercredi, nous avons visité la nécropole copte de Bagawat riche de centaines de tombes et de mausolées datant du 4ème siècle avant JC. Puis nous nous sommes rendu au musée. Parmi les objets exposés j’ai particulièrement aimé les statuettes de « Ba »… Ceci mérite une explication : dans la mythologie pharaonique, au moment de la mort les éléments matériel (le corps) et spirituel (l’âme) sont séparés. Ces éléments spirituels sont au nombre de trois : - le « ka » : représenté par deux avant bras verticaux posés de chaque côté de la tête du mort : c’est le symbole de l’énergie spirituelle ou du double de la personne, - le « ba » : c’est l’âme du mort qui s’envole dans le ciel sous la forme d’un oiseau à tête humaine, - l’ «ach » : c’est l’étincelle nécessaire à la vie désignée par une étoile de plus dans la voûte céleste. Une fois ces trois éléments réunis, le mort accède à la vie éternelle.
Le jeudi a été consacré à la visite de quelques places fortes éparpillées le long de la vallée et qui servaient de halte aux caravanes venant du Soudan qui se rendaient vers les ports de la mer Rouge. Leurs noms font rêver : El Deïr, Aïn El Labakha, Qsar el Ghoueita ou encore à Qsar El Zayan. Ce système de forteresses permettait de prélever des taxes sur les produits transportés et aussi, de savoir qui allait où (tiens-tiens !!! ça me rappelle quelque chose … les taxes en moins et les chevaux vapeur ayant remplacés les dromadaires !!!). Accompagnés par le conservateur du musée, qui nous a délivré un commentaire d’excellente qualité … en français, j’ai pu apprécier la qualité de mon 4X4 en conduisant sur des pistes sableuses en slalomant entre les dunes pour rejoindre ces sites. A propos de dunes, il y en a une variété autochtone les barcanes. Elles se distinguent par leur forme en croissant de lune. Elles sont toutes séparées et se déplacent assez rapidement (entre 5 et 10 mètres par an). C’est ainsi qu’à plusieurs endroits elles ont coupé la route. A quoi sert de déblayer le sable puisqu’au premier coup de vent elles se reforment ? Alors on crée une déviation, qui à son tour est rattrapée par la dune et qui doit être à nouveau déviée… et ainsi de suite. Le vendredi nous nous sommes rendus à Douch, de l’autre côté de l’oasis (100km au sud) pour y rencontrer un égyptologue français, M. Wutman qui conduit une mission française d’investigation sur un site romain du 2ème siècle après JC. Outre le magnifique château fort à l’intérieur duquel un temple d’Amon a été retrouvé en parfaite condition, M. Wutmann oriente ses travaux sur la vie des gens à cette époque romaine et notamment sur la gestion de l’eau. Car il y avait de l’eau …Nous avons appris qu’au temps des romains le sol était parsemé de jardins entre les dunes … Et sous certaines dune s’élevaient des collines de grés gorgées d’eau, le grès retenant l’eau comme une éponge, les paysans ont creusé des puits prolongés par des galeries souterraines de 2m de haut sur 80cm de larges. L’eau suintant des parois remplissait les canalisations souterraines qui de proche en proche se déversaient dans un bassin au bas de la colline. Nos anciens savaient ce qu’était le « développement durable » car ce système a fonctionné pendant 700 ans. (Il existe la même chose en Iran, mais les réseaux de canalisations datent du XVIIème siècle.). Entouré de scientifiques spécialisés sur la flore qui fouillent le désert alentour cherchant les « jardins pétrifiés », cette mission de l’IFAO (Institut Français d’Archéologie Orientale) recherche les céréales et plantes qui nourrissaient la population de Kharga. La magie de l’oasis… c’est sans doute ce mélange séduisant de tranquillité, de beauté et d’inaccessibilité. Georges, 12 avril 2008 ... / ... 
Il faut compter environ quatre jours pour y aller, car cette oasis est au sud de l’Egypte à environ 600km du Caire : c’est un endroit magnifique. Les paysages sont grandioses, les sites historiques des plus intéressants et un très joli musée extrêmement bien agencé mérite un détour. La plupart des monuments anciens sont en brique crue et ont résisté plus de deux millénaires, la sècheresse du désert et le savoir faire des maçons de l’époque ont permis une conservation remarquable.
Le mercredi, nous avons visité la nécropole copte de Bagawat riche de centaines de tombes et de mausolées datant du 4ème siècle avant JC. Puis nous nous sommes rendu au musée. Parmi les objets exposés j’ai particulièrement aimé les statuettes de « Ba »… Ceci mérite une explication : dans la mythologie pharaonique, au moment de la mort les éléments matériel (le corps) et spirituel (l’âme) sont séparés. Ces éléments spirituels sont au nombre de trois : - le « ka » : représenté par deux avant bras verticaux posés de chaque côté de la tête du mort : c’est le symbole de l’énergie spirituelle ou du double de la personne, - le « ba » : c’est l’âme du mort qui s’envole dans le ciel sous la forme d’un oiseau à tête humaine, - l’ «ach » : c’est l’étincelle nécessaire à la vie désignée par une étoile de plus dans la voûte céleste. Une fois ces trois éléments réunis, le mort accède à la vie éternelle.
Le jeudi a été consacré à la visite de quelques places fortes éparpillées le long de la vallée et qui servaient de halte aux caravanes venant du Soudan qui se rendaient vers les ports de la mer Rouge. Leurs noms font rêver : El Deïr, Aïn El Labakha, Qsar el Ghoueita ou encore à Qsar El Zayan. Ce système de forteresses permettait de prélever des taxes sur les produits transportés et aussi, de savoir qui allait où (tiens-tiens !!! ça me rappelle quelque chose … les taxes en moins et les chevaux vapeur ayant remplacés les dromadaires !!!). Accompagnés par le conservateur du musée, qui nous a délivré un commentaire d’excellente qualité … en français, j’ai pu apprécier la qualité de mon 4X4 en conduisant sur des pistes sableuses en slalomant entre les dunes pour rejoindre ces sites. A propos de dunes, il y en a une variété autochtone les barcanes. Elles se distinguent par leur forme en croissant de lune. Elles sont toutes séparées et se déplacent assez rapidement (entre 5 et 10 mètres par an). C’est ainsi qu’à plusieurs endroits elles ont coupé la route. A quoi sert de déblayer le sable puisqu’au premier coup de vent elles se reforment ? Alors on crée une déviation, qui à son tour est rattrapée par la dune et qui doit être à nouveau déviée… et ainsi de suite. Le vendredi nous nous sommes rendus à Douch, de l’autre côté de l’oasis (100km au sud) pour y rencontrer un égyptologue français, M. Wutman qui conduit une mission française d’investigation sur un site romain du 2ème siècle après JC. Outre le magnifique château fort à l’intérieur duquel un temple d’Amon a été retrouvé en parfaite condition, M. Wutmann oriente ses travaux sur la vie des gens à cette époque romaine et notamment sur la gestion de l’eau. Car il y avait de l’eau …Nous avons appris qu’au temps des romains le sol était parsemé de jardins entre les dunes … Et sous certaines dune s’élevaient des collines de grés gorgées d’eau, le grès retenant l’eau comme une éponge, les paysans ont creusé des puits prolongés par des galeries souterraines de 2m de haut sur 80cm de larges. L’eau suintant des parois remplissait les canalisations souterraines qui de proche en proche se déversaient dans un bassin au bas de la colline. Nos anciens savaient ce qu’était le « développement durable » car ce système a fonctionné pendant 700 ans. (Il existe la même chose en Iran, mais les réseaux de canalisations datent du XVIIème siècle.). Entouré de scientifiques spécialisés sur la flore qui fouillent le désert alentour cherchant les « jardins pétrifiés », cette mission de l’IFAO (Institut Français d’Archéologie Orientale) recherche les céréales et plantes qui nourrissaient la population de Kharga. La magie de l’oasis… c’est sans doute ce mélange séduisant de tranquillité, de beauté et d’inaccessibilité. Georges, 12 avril 2008 
Darb El Dahkla …
- par Georges
De ces deux vers du sonnet de Pierre de Ronsard dédié à Marie (Myriam ?) je ferai mon introduction: « Le temps s’en va, le temps s’en va ma Dame, Las le temps non, mais nous nous en allons, Et tôt… » … bien trop tôt, nous serons de retour à Paris (sic) ! Pour être bien certains de ne rien avoir oublié, nous avons profité d’une semaine de vacances pour nous octroyer une escapade dans les oasis… maintes fois visitées, mais que nous redécouvrons comme si c’était toujours la première fois. Nous sommes partis le vendredi 15 février sur la route de Bahareya. Il faut vous dire que les 250 premiers kilomètres ne sont pas passionnants, faits d’un désert morne et triste et atrocement monotone. Hélas, c’est chaque fois pareil, on ne peut y échapper. Mais arrivés à la première dépression le paysage devient nettement plus attractif.
N’y tenant plus, mon 4X4 ayant des fourmis dans les pneus, nous avons allègrement sauté le fossé pour aller nous ébattre quelque peu dans le sable et les dunes avoisinantes. Depuis des mois que nous attendions ce moment là, ce fut un pur bonheur. A Bahareya, nous avons passé la nuit chez « Peter » et profité de sa piscine remplie d’une eau naturellement chaude… plus de 40°C. Le lendemain, nous sommes partis pour les déserts noir et blanc avec le fidèle Awam, notre guide « attitré » depuis notre arrivée en Egypte. Il nous avait dit : - « Puisque c’est votre dernier voyage dans le désert, je veux bien vous guider jusqu’à Dahkla par l’ancienne piste chamelière. » Grâce à lui, une fois de plus, nous avons évité les hordes de touristes pour naviguer loin dans l’est du désert blanc sur des territoires connus et empruntés par les seuls bédouins. Nous suivions avec notre véhicule le 4X4 d’Awam qui, pour ne pas voyager seul, nous avait demandé l’autorisation d’emmener Ahmed, son copain de toujours. Ils devaient nous accompagner jusqu’à Dahkla.
C’était pour nous un cadeau inespéré car il aurait été inconscient de s’engager sur cette piste avec un seul véhicule. Parcourir 200 kilomètres de sable et de dunes puis trouver la passe qui, au dessus de la dépression de Dahkla vous conduit jusqu’à l’oasis. Il faut bien connaître le chemin car il n’y a qu’un seul passage pour rejoindre la vallée. Double avantage : sécurité d’abord et plaisirs personnels de « nous ébattre » dans les dunes de la « petite mer de sable »… Arrivés à El Qsar ils s’en retourneraient à Bahareya alors que nous continuerions notre chemin vers Kharga. Quel ravissement que de foncer sur le sable entre un cordon de dune à droite et des falaises à gauche. C’est un bonheur total et un sentiment profond de liberté… Mais c’est quand on s’y attend le moins que le « grain de sable » (si j’ose dire) vient pimenter le voyage. A l’occasion d’un arrêt pour le seul plaisir de faire une belle photo… impossible de repartir. Enlisé dans le sable et enfoncé jusqu’à mi roues il a fallu qu’Awam, Ahmed et Myriam poussent bien fort pour que je puisse extirper mon 4X4 de ce mauvais pas. En fait, j’avais gardé les pneus trop gonflés alors qu’il faut diminuer la pression de pratiquement un kilo pour éviter ce genre de mésaventure. Après un court arrêt à Farafra pour refaire le plein de carburant, nous voilà repartis plein Sud, jouant à saute-mouton avec les dunes de Harafish… Au soleil couchant, nous avons dressé le camp dans ces paysages de rêve… Le lendemain matin, nous avons attendu que le soleil tape à la porte de notre tente pour nous lever. Dehors il faisait 2 degrés ! Pourtant, nous avions bien dormi, au chaud dans nos duvets mais aussi sous une couverture bédouine en poil de chameau… très, très lourde, mais assurément très efficace.
Pendant qu’Awam et Ahmed préparaient le petit déjeuner, nous avons fait une bonne marche dans les dunes autour du camp, éblouis par la pureté du paysage et la qualité du silence. Nous avons mangé, plié notre matériel et repris le chemin vers Dahkla. Nous avons roulé très vite sur le sable dur (100-110 km/h) avant de devoir sérieusement lever le pied aux abords des falaises surplombant El Qsar, notre destination. Pendant plus d’une heure, nous avons traversé un chaos de pierres. Plusieurs fois, Awam a fait des détours pour retrouver la piste balisée par des tas de cailloux… Beaucoup manquaient, d’autres étaient écroulés et les rares traces de véhicules avaient été effacées par les vents de sable. Puis, tout à coup, nous arrivâmes au bord d’une trouée s’enfonçant dans la falaise : le début de la gorge qui même à l’oasis 400 mètres plus bas. Les coulées de sable entre les roches du plateau prenaient des teintes beiges…
 - « On dirait qu’on a renversé de la crème Mont Blanc.... » me suggéra mon épouse qui devait avoir une petite faim ! La descente était si vertigineuse que parfois la voiture partait en luge dans la coulée de sable et je comprends pourquoi cette piste n’est praticable que dans un sens par les véhicules (la descente)… car seuls de chameaux peuvent remonter la pente (et encore !).
Finalement nous rejoignîmes l’oasis de Dakhla après plus de 400 kilomètres hors piste dans le sable des dunes de « la petite mer de sable ». Une révélation pour Myriam et une confirmation pour moi : le désert est un monde à part, qui nous fascine et dans lequel on se sent ivres de liberté… A bientôt. Georges ... / ... 
De ces deux vers du sonnet de Pierre de Ronsard dédié à Marie (Myriam ?) je ferai mon introduction: « Le temps s’en va, le temps s’en va ma Dame, Las le temps non, mais nous nous en allons, Et tôt… » … bien trop tôt, nous serons de retour à Paris (sic) ! Pour être bien certains de ne rien avoir oublié, nous avons profité d’une semaine de vacances pour nous octroyer une escapade dans les oasis… maintes fois visitées, mais que nous redécouvrons comme si c’était toujours la première fois. Nous sommes partis le vendredi 15 février sur la route de Bahareya. Il faut vous dire que les 250 premiers kilomètres ne sont pas passionnants, faits d’un désert morne et triste et atrocement monotone. Hélas, c’est chaque fois pareil, on ne peut y échapper. Mais arrivés à la première dépression le paysage devient nettement plus attractif.
N’y tenant plus, mon 4X4 ayant des fourmis dans les pneus, nous avons allègrement sauté le fossé pour aller nous ébattre quelque peu dans le sable et les dunes avoisinantes. Depuis des mois que nous attendions ce moment là, ce fut un pur bonheur. A Bahareya, nous avons passé la nuit chez « Peter » et profité de sa piscine remplie d’une eau naturellement chaude… plus de 40°C. Le lendemain, nous sommes partis pour les déserts noir et blanc avec le fidèle Awam, notre guide « attitré » depuis notre arrivée en Egypte. Il nous avait dit : - « Puisque c’est votre dernier voyage dans le désert, je veux bien vous guider jusqu’à Dahkla par l’ancienne piste chamelière. » Grâce à lui, une fois de plus, nous avons évité les hordes de touristes pour naviguer loin dans l’est du désert blanc sur des territoires connus et empruntés par les seuls bédouins. Nous suivions avec notre véhicule le 4X4 d’Awam qui, pour ne pas voyager seul, nous avait demandé l’autorisation d’emmener Ahmed, son copain de toujours. Ils devaient nous accompagner jusqu’à Dahkla.
C’était pour nous un cadeau inespéré car il aurait été inconscient de s’engager sur cette piste avec un seul véhicule. Parcourir 200 kilomètres de sable et de dunes puis trouver la passe qui, au dessus de la dépression de Dahkla vous conduit jusqu’à l’oasis. Il faut bien connaître le chemin car il n’y a qu’un seul passage pour rejoindre la vallée. Double avantage : sécurité d’abord et plaisirs personnels de « nous ébattre » dans les dunes de la « petite mer de sable »… Arrivés à El Qsar ils s’en retourneraient à Bahareya alors que nous continuerions notre chemin vers Kharga. Quel ravissement que de foncer sur le sable entre un cordon de dune à droite et des falaises à gauche. C’est un bonheur total et un sentiment profond de liberté… Mais c’est quand on s’y attend le moins que le « grain de sable » (si j’ose dire) vient pimenter le voyage. A l’occasion d’un arrêt pour le seul plaisir de faire une belle photo… impossible de repartir. Enlisé dans le sable et enfoncé jusqu’à mi roues il a fallu qu’Awam, Ahmed et Myriam poussent bien fort pour que je puisse extirper mon 4X4 de ce mauvais pas. En fait, j’avais gardé les pneus trop gonflés alors qu’il faut diminuer la pression de pratiquement un kilo pour éviter ce genre de mésaventure. Après un court arrêt à Farafra pour refaire le plein de carburant, nous voilà repartis plein Sud, jouant à saute-mouton avec les dunes de Harafish… Au soleil couchant, nous avons dressé le camp dans ces paysages de rêve… Le lendemain matin, nous avons attendu que le soleil tape à la porte de notre tente pour nous lever. Dehors il faisait 2 degrés ! Pourtant, nous avions bien dormi, au chaud dans nos duvets mais aussi sous une couverture bédouine en poil de chameau… très, très lourde, mais assurément très efficace.
Pendant qu’Awam et Ahmed préparaient le petit déjeuner, nous avons fait une bonne marche dans les dunes autour du camp, éblouis par la pureté du paysage et la qualité du silence. Nous avons mangé, plié notre matériel et repris le chemin vers Dahkla. Nous avons roulé très vite sur le sable dur (100-110 km/h) avant de devoir sérieusement lever le pied aux abords des falaises surplombant El Qsar, notre destination. Pendant plus d’une heure, nous avons traversé un chaos de pierres. Plusieurs fois, Awam a fait des détours pour retrouver la piste balisée par des tas de cailloux… Beaucoup manquaient, d’autres étaient écroulés et les rares traces de véhicules avaient été effacées par les vents de sable. Puis, tout à coup, nous arrivâmes au bord d’une trouée s’enfonçant dans la falaise : le début de la gorge qui même à l’oasis 400 mètres plus bas. Les coulées de sable entre les roches du plateau prenaient des teintes beiges…
 - « On dirait qu’on a renversé de la crème Mont Blanc.... » me suggéra mon épouse qui devait avoir une petite faim ! La descente était si vertigineuse que parfois la voiture partait en luge dans la coulée de sable et je comprends pourquoi cette piste n’est praticable que dans un sens par les véhicules (la descente)… car seuls de chameaux peuvent remonter la pente (et encore !).
Finalement nous rejoignîmes l’oasis de Dakhla après plus de 400 kilomètres hors piste dans le sable des dunes de « la petite mer de sable ». Une révélation pour Myriam et une confirmation pour moi : le désert est un monde à part, qui nous fascine et dans lequel on se sent ivres de liberté… A bientôt. Georges 
Forum en direct
| Calendrier
Tchat sur le Nil
Vous devez être connectés en tant que membre pour accéder au "Tchat sur le Nil"
Connexion...
Lettre d'information
Météo
Visites
Webmestre - Infos
|